COP31Votum Klima appelle le Luxembourg à mettre davantage la main au portefeuille

Fanny Kinsch
adapté pour RTL Infos
Les organisations réunies au sein de Votum Klima estiment que le Luxembourg doit augmenter considérablement sa contribution à la finance climatique internationale. À quelques jours de l'ouverture de la COP31 à Antalya, elles jugent que le temps des engagements est révolu et attendent désormais des moyens concrets.
Les jeunes délégués Joséphine Loschetter et Alexander Feil.
© Fanny Kinsch

Selon l'ONG Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), membre de Votum Klima, le Grand-Duché devrait consacrer environ 600 millions d'euros par an au financement climatique international. Aujourd'hui, cette contribution atteindrait seulement quelque 64 millions d'euros annuels, déplore David Hoffmann.

Pour ce dernier, retarder les investissements dans la lutte contre le changement climatique ne fera qu'alourdir la facture à l'avenir. Plus les mesures de réduction des émissions et d'adaptation sont repoussées, plus les conséquences et les coûts liés à la crise climatique augmenteront.

Votum Klima se montre également sceptique quant à la stratégie consistant à miser davantage sur les investissements privés. Selon l'organisation, de nombreux projets essentiels, comme l'adaptation aux effets du changement climatique, la renaturation ou encore le soutien à une agriculture plus résiliente, offrent peu de perspectives de rentabilité. Attirer des capitaux privés dans les pays les plus vulnérables reste donc particulièrement difficile en raison des risques élevés.

L'organisation rappelle aussi qu'il y a une dizaine d'années, le Luxembourg s'était engagé à publier un état des lieux des aides publiques accordées aux énergies fossiles et à préciser leur calendrier de suppression. Une promesse qui, selon Votum Klima, doit enfin être concrétisée.

Les délégués climat du Conseil national de la jeunesse partagent une partie de ces préoccupations. Josephine Loschetter estime toutefois que les financements publics pourraient justement servir à réduire les risques et ainsi encourager davantage d'investissements privés dans les projets liés au climat.

Les jeunes délégués plaident aussi pour que les recettes générées par le mécanisme européen d'ajustement carbone aux frontières soient utilisées au profit des pays qui ne disposent pas des moyens nécessaires pour financer leur transition climatique.

Ils formulent également des revendications plus concrètes au niveau national. Parmi elles figure l'installation généralisée de panneaux solaires et de pompes à chaleur dans les établissements scolaires luxembourgeois. Le délégué Alexander Feil explique avoir identifié seulement quelques écoles équipées de panneaux photovoltaïques, notamment l'Athénée et l'École européenne, alors que d'autres établissements ne semblent pas encore avoir franchi le pas.

Au-delà des questions de financement et d'infrastructures, les Climate Youth Delegates souhaitent enfin renforcer la participation des jeunes aux décisions liées au climat.

À l'approche de la COP31, Votum Klima et les représentants de la jeunesse entendent ainsi maintenir la pression sur les responsables politiques, avec un message clair : les promesses ne suffisent plus, place désormais aux actes et aux financements.

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