
Ce sera "tout ou rien". Le Premier ministre luxembourgeois a annoncé la couleur mercredi au château de Senningen après un deuxième round de négociations avec les partenaires sociaux.
Alors que la presse s'attendait à une résolution, Xavier Bettel a finalement annoncé un "paquet de mesures" qui restent à confirmer.
Pourquoi? Parce qu'il manque un accord formel entre gouvernement, syndicat et patronat. S'il devait intervenir, ce serait jeudi prochain, lors d'une nouvelle journée de négociations.
Mais quelles sont ces mesures qui pourraient entrer en vigueur et venir "soulager les ménages" du Luxembourg?
Première mesure qui n'en est pas vraiment une: la tranche indiciaire qui sera bien enclenchée au mois d'avril. Cela signifie que les salaires, retraites et prestations augmenteront automatiquement de 2,5 % pour tout le monde dès le mois prochain.
Cependant, si une deuxième tranche indiciaire devait arriver à l'été 2022, comme le prédit le STATEC, celle-ci sera "décalée à l'année suivante" a annoncé le Premier ministre. Si c'était le cas, des mesures de compensation entreraient en vigueur pour les ménages à faible revenu.
Ensuite, les prix des carburants (essence et diesel) qui pourraient, si accord il y a, baisser de "7,5 centimes par litre" après intervention de l'Etat luxembourgeois. Cette baisse pourrait intervenir dès la semaine prochaine et serait valable jusqu'au 31 juillet 2022.
Des aides "spécifiques" seront introduites pour les entreprises les plus impactées par la hausse des prix de l'énergie. Ces aides prendront en compte "les besoins des entreprises en matière de transition énergétique".
Enfin, le gel des loyers et une adaptation de la subvention des loyers ont également été annoncés comme faisant partie de ce "paquet" de mesures. Le Premier ministre a d'ores et déjà annoncé que si elles étaient adoptées, elles seraient valables jusqu'à la fin de l'année 2022.
Il faudra attendre jusqu'à jeudi prochain afin de savoir si ces aides entreront ou non en vigueur. Jusque là, il faudra se contenter de la promesse de Xavier Bettel qui a affirmé mercredi que "l'index ne sera pas remis en question".