Affaire du SRELVerdict attendu le 30 avril

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Comme on pouvait s'y attendre, les avocats des trois ex-agents du SREL se sont montrés jeudi très critiques vis-à-vis du réquisitoire du parquet.

Le représentant du parquet a requis jeudi des amendes à l'encontre de Marco Mille, Fränk Schneider et André Kemmer. L'avocat du dernier cité s'est déclaré jeudi, choqué par les "fausses affirmations du représentant du parquet".

Ce dernier aurait dit que Jean-Claude Juncker aurait toujours formellement contesté avoir donné son accord à la mise sur écoute du spécialiste en électronique Loris Mariotto. L'ex-Premier ministre n'aurait contesté cela nulle part, mais aurait toujours esquivé ce point, selon Maître Pol Urbany. L'ancien ministre d'Etat n'aurait jamais exclu d'avoir donné l'autorisation et le parquet ne pourrait pas prouver qu'il n'y a pas eu une telle autorisation. Pour l'avocat d'André Kemmer, le SREL aurait dû réagir après la conversation présumée entre Jean-Claude Juncker et le Grand-Duc Henri; on était à l'époque dans le contexte de l'"affaire Bommeleeër". Le Premier ministre aurait aussi donné l'instruction de trouver le fameux CD, ce qui signifie qu'il prenait l'affaire au sérieux.

L'avocat de Marco Mille s'est posé la question de quoi faisait-on le procès, si toute l'affaire tournait autour de l'entretien enregistré avec une montre entre son client et Jean-Claude Juncker. Alors qu'il s'agit bien plus de l'écoute de Loris Mariotto, qui l'avait précédé: "Le parquet n'est pas dans le bon dossier!", a conclu Maître Laurent Niedner. Il y aurait bien eu rapidement une autorisation du ministre d'Etat pour la mise sur écoute de Loris Mariotto. L'avocat a encore ajouté: "que l'entretien enregistré avec la montre ait été grave, d'accord, mais c'était une affaire grave!"

L'avocat de Fränk Schneider, enfin, a regretté que le réquisitoire du représentant du parquet ait été rédigé avant les plaidoiries des avocats. Il n'y a trouvé aucune réponse à ses remarques, a dit Maître Laurent Ries. Ce dernier a encore ajouté que si son client ne devait pas être relaxé, la question d'un procès politique devrait être posée.

Le verdict sera rendu le 30 avril.

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