"Mesures de sécurité sanitaire"Une société de construction facture jusqu'à 30.000 euros

Gaël Arellano
Une entreprise de construction basée au Luxembourg demande jusqu'à 30.000 euros pour couvrir les frais liés aux "mesures de sécurité sanitaire".
© Fotolia

La crise actuelle impose de nouvelles mesures sanitaires au secteur de la construction qui a pu reprendre ses activités lundi.

Des mesures qui pourraient coûter très cher aux personnes privées qui construisent actuellement une maison ou un appartement.

En effet, depuis la reprise des chantiers, une entreprise a envoyé une multitude d'avenants à ses clients faisant état de coûts supplémentaires allant jusqu'à 30.000 euros d'après nos sources.

Des frais qui seraient liés aux "mesures de sécurité sanitaire" sur les chantiers comme nous avons pu le lire sur un exemplaire envoyé à notre rédaction par un de nos lecteurs.

Nous avons contacté l'Union luxembourgeoise des consommateurs qui nous a confirmé que plusieurs demandes avaient été faites depuis la reprise des chantiers et que les montants demandés allaient "de 700 euros à 30.000 euros"

Un problème de taille pour les personnes concernées puisque, d'après les documents qui leur sont transmis, le chantier ne pourra se poursuivre que si le paiement est fait. 

"NE SIGNEZ PAS"

À la connaissance de l'ULC, seule une entreprise de construction s'est adonnée à ce genre de pratiques depuis la reprise des chantiers au Luxembourg.

"Dans un premier temps, on conseille aux personnes concernées de ne pas signer ces avenants parce qu'une fois que c'est signé, il faut payer", explique une porte-parole.

D'après elle, les montants demandés sont "disproportionnés par rapport aux frais" qui peuvent être occasionnés par les nouvelles mesures sanitaires.

Elle insiste sur le fait que "l'on ne sait pas comment cette entreprise a calculé ces frais puisqu'elle n'envoie aucune preuve de calculs à ses clients". 

Interrogée par rapport à la base légale utilisée par la société en question pour demander de telles sommes, notre contact nous a assuré "qu'il n'est spécifié nulle part que ces frais doivent revenir au maître d'ouvrage".

L'ULC nous a confirmé être en contact avec le ministère compétent pour éclaircir toute zone d'ombre qui planerait sur cette affaire.

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