
C'est un grossiste luxembourgeois qui achète presque l'entièreté de la production annuelle en temps normal. Cette année la situation est différente puisque seulement la moitié des 8,5 hectares de terres est cultivée. Cela représente tout de même 450 kilos par jour.
Selon Yves Hoffmann, un jeune agriculteur de la troisième génération, il manque encore une grande partie de la demande comme la restauration, les cantines ou les restaurants des grandes entreprises.
L'impact de la crise du coronavirus se fera surtout ressentir le 24 juin lors du bilan. Alors que les pronostics des champs d'asperges n'étaient pas vraiment réjouissants à cause du confinement des saisonniers chez eux, en Pologne, Yves Hoffmann a lancé un message de détresse qui a été bien reçu par la population: les deux premières semaines, de nombreux volontaires ont répondu à l'appel et ont prêté main forte lors des premières récoltes. Un élan de générosité qui a vraiment touché le jeune agriculteur qui ne pourra jamais assez remercier les volontaires.
Enfin, jeudi dernier, la nouvelle de l'ouverture des frontières polonaises est venue éclaircir le tableau. Après un dernier test au Covid-19, les saisonniers étaient en voiture, direction le Luxembourg avec les papiers nécessaires.
Chacun dispose ici de son matériel de travail, de ses propres gants et de son gel hydroalcoolique. La nature se charge du reste, au plein air et avec une distance de sécurité de deux mètres entre les personnes.
Ils resteront trois mois à la ferme, après les asperges ce sera au tour des fraises dont les premières graines ont été semées dans les serres. Après il faudra s'occuper soi-même de la cuisson des gaufres qui les accompagneront !
Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé: