
Il y a notamment été question de la réforme de la police, de son impact sur le quotidien des agents, mais on a aussi parlé d'avenir et d'augmentation des effectifs.
Le corps devrait recruter 800 personnes, 600 agents et 200 civils. Le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch, a affirmé qu'il s'agit d'une hausse nette, ce qui signifie qu'il ne s'agira pas seulement de remplacer les départs à la retraite. Pour Philippe Schrantz, directeur de la Police, c'est une mesure incontournable: "La croissance constante de la population, de nouvelles formes de criminalité, beaucoup de nouvelles obligations internationales et la souhait d'une plus grande disponibilité et d'une plus forte présence sur le terrain, tout cela fait que de plus en plus de missions reviennent à la Police ..."
Le corps, qui comptent pour l'instant 2.300 personnes, dont 13% de femmes, va donc être fondamentalement renforcé. Et si 800 recrutements au cours des trois prochaines années, ne suffisent pas, une quatrième année pourrait être ajoutée, selon François Bausch.
Ces derniers mois n'ont pas été faciles, dit Philippe Schrantz, qui énumère la réforme du statut des fonctionnaires d'Etat, les discussions autour de la protection des données et les horaires de travail. Mais des progrès ont été réalisés.
Philippe Schrantz: "Le nouveau cadre légal pour la police administrative crée des lignes directrices plus claires et aide dans le travail pratique de police. Les nouvelles procédures ont été peu à peu acquises et sont utilisées dans la pratiques, cela entraîne que nous pouvons mieux aider les citoyens dans certaines situations avec une plus grande garantie juridique."
Pour le directeur de la Police, le e-commissariat est un grand succès: 2.000 plaintes pour vols y ont été répertoriées, 1.800 objets trouvés et des dégâts sauvages y sont signalés. Il permet aux unités sur le terrain de se concentrer sur d'autres missions.
Lors de la cérémonie, le ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch, a pris la défense des agents. Comme partout, il y a aussi des moutons noirs et des cas problématiques qui surgissent. Mais la Police effectue un très bon travail, même si le cadre infrastructurel doit être adapté.
François Bausch:"Et là, il y a les locaux, j'ai eu honte que nous laissions des policiers dans de tels locaux. Un pays riche comme le Luxembourg doit agir différemment avec ses hommes. Voilà pourquoi des décisions vont rapidement intervenir pour différents commissariats, là je vous garantis que ces gens n'y seront plus comme aujourd'hui."
La sécurité dans le quartier de la Gare de Luxembourg a également été abordée. Là, le ministre souhaite intervenir vite et énergiquement, mais comment précisément, François Bausch ne l'a pas précisé.