Tribunal de LuxembourgUne femme poursuivie pour vol domestique

RTL Infos
Mercredi matin, une femme comparaissait devant le Tribunal de Luxembourg pour vol domestique. Elle s'était occupée d'un homme âgé, décédé en novembre 2013 à l'âge de 74 ans.

A un moment donné, il avait été question d'un empoisonnement éventuel, mais cette charge avait été abandonnée, tout comme celle d'abus de faiblesse, de sorte que le procès ne portait que sur le vol présumé de bijoux en juin 2013.

PROBLÈME PROCÉDURAL

A ce sujet, le Président de la Cour s'est demandé si en cas de procuration générale, ce dont disposait la prévenue, un vol était possible. En outre, le fait que les juges ne sachent pas de quels bijoux il était question, posait un problème procédural.

Tout ceci a amené le représentant du Parquet à conclure qu'il revenait à la Cour de décider si une sanction allait être prononcée ou pas. Pour lui, il s'agirait plutôt d'un vol. En revanche, pour l'avocate de la défense, Maître Lydie Lorang, l'accusée avait agi de bonne foi, les bijoux étaient les siens. Voilà pourquoi elle devrait être relaxée.

BIJOUX DISPARUS

L'enquêteur de la police judiciaire en charge de ce dossier, avait auparavant expliqué, avoir été contacté par l'administratrice de la succession de l'homme. Cette dernière avait constaté que des bijoux avaient disparu. L'accusée les aurait eus puis rendus. Elle les aurait pris dans le coffre de l'homme parce qu'elle pensait qu'il voulait les lui offrir. L'administratrice de la succession a affirmé mercredi matin avoir récupéré ces bijoux en octobre 2013; d'autres auraient en revanche été un cadeau. Les bijoux qu'elle avait récupérés, avaient été vendus dans le cadre de la curatelle.

VOL OU CADEAU?

Le beau-fils du vieil homme a expliqué que les bijoux avaient appartenu à sa mère et que son beau-père les avait placés dans le coffre. Ce dernier avait voulu les garder pour que lui les reçoive. Il avait eu un bon contact avec le vieillard jusqu'à ce qu'apparaisse l'accusée. Cette dernière avait reconnu avoir ouvert le coffre: l'homme lui aurait offert de plus en plus de bijoux. Il lui aurait aussi confirmé oralement à deux reprises qu'elle recevrait les bijoux. Confirmation qu'il aurait réitérée par écrit en août, soit après le vol présumé. L'homme lui aurait aussi toujours dit que c'étaient ses bijoux. Le juge a alors fait remarquer: "C'était peut-être une erreur de prendre les bijoux avant que vous ayez un document écrit!?“

Le Tribunal rendra son verdict le 27 juin.

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