
Une crise de la construction se profilerait. Au cours des prochains mois, les commandes vont diminuer. La situation serait très incertaine. "Les gens n'auraient plus le budget pour construire."
A cela viendraient "s'ajouter des décisions politiques qui rendraient les investissements dans la pierre moins intéressants." Normalement 3.500 logements seraient construits par an au Luxembourg. Cette année, il y en aura seulement 2.000. Cependant des gens viendraient toujours s'installer au Grand-Duché. Il faudrait à présent entreprendre quelque-chose pour faire repartir la construction. "Sinon les prix des logements risquent d'exploser" dans deux ans. "Ce qui aggraverait encore la crise du logement, au lieu de la résoudre."
La Fédération des artisans a un certain nombre de revendications à l'intention du gouvernement: la hausse du "bëllegen Akt", le crédit d'impôt sur les actes notariés, ou encore vendre moins cher les maisons construites en stock avec la TVA plus faible. "Les entreprises qui ont du travail, devraient aussi pouvoir emprunter des salariés à celles qui en ont moins." C'est seulement ainsi que la main d'oeuvre pourrait être conservée dans le secteur.
L'ambiance en général serait à la déprime dans l'artisanat. "La productivité et la rentabilité en auraient pris un coup au cours des trois-quatre dernières années."
La Fédération des artisans est "totalement opposée à une réduction du temps de travail." Le secteur ne trouverait déjà pas suffisamment de main d'oeuvre actuellement. "Auparavant quand il y avait des crises, nous nous serions retroussé les manches et nous aurions travaillé davantage", pas moins. Ce serait dans les entreprises, sur le terrain qu'il faudrait élaborer les horaires avec les employés. Le droit du travail devrait être modernisé.