
La Commission éducation a précisé au ministre concerné qu'une quarantaine partielle pouvait être prononcée seulement si un cas positif isolé était détecté dans une classe. On part du principe que l'élève n'a pas été contaminé à l'école et les autorités peuvent estimer une faible probabilité que cette personne transmette le virus à l'enseignant ou à d'autres camarades de classe.
C'est pour cette raison qu'une "quarantaine partielle" est ordonnée. L'enseignant peut donc continuer à se rendre à l'école pour donner cours: une exception à la quarantaine, au même niveau que les rendez-vous médicaux.
Le ministre a également précisé que des précautions supplémentaires devaient absolument être prises, comme le port du masque pendant toute la durée des cours.
Cette procédure a été fortement critiquée par l'opposition: la quarantaine vaut pour d'autres domaines comme les loisirs mais pas pour le travail. Cela voudrait donc dire concrètement qu'une personne n'a pas le droit d'aller faire ses courses mais qu'elle peut se rendre à l'école.
Claude Meisch, le ministre de l’Éducation, argumente en soulignant les gestes barrières plus stricts mis en place dans les établissements scolaires qui doivent être respectés par tous les élèves dans la mesure du possible. Si tous les enseignants devaient rester chez eux si un cas d'infection était détecté dans une de leurs classes, on arriverait vite à bout des capacités, toujours selon le ministre.