3 nouvelles écoles publiques européennesUn nouveau Plan sectoriel des lycées à l'horizon 2028

Carine Lemmer
La population du Luxembourg croît et avec elle, le nombre de lycéens. C'est pourquoi nous avons besoin de plus de capacités dans nos lycées, selon le ministre de l'Education, Claude Meisch.
Photo d'illustration de l'Ecole européenne au Kirchberg
Photo d’illustration de l’Ecole européenne au Kirchberg
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Mardi matin, à la demande du LSAP, le ministre a fourni des détails sur le Plan directeur sectoriel “Lycées” lors d’une séance conjointe des Commissions de l’Education nationale et du Logement et de l’Aménagement du territoire.

Le précédent Plan sectoriel des lycées a déjà 20 ans. Un nouveau Plan va être élaboré d’ici 2028. Il prévoit l’agrandissement de certains lycées existants et l’ouverture de trois nouvelles écoles publiques européennes, particulièrement dans des zones comptant de nombreux élèves dont le profil correspond à ces établissements, a expliqué le ministre libéral, c’est-à-dire dans les environs d’Esch-sur-Alzette et de Dudelange et dans la zone de Luxembourg-ville. Plusieurs députés ont demandé que les lycées privés, que fréquentent près d’un quart des lycéens, soient pris en compte dans le plan sectoriel.

Il va manquer de places dans les lycées

Si les autorités ne réagissent pas, il pourrait venir à manquer de places dans les lycées dans les années qui viennent. Dans l’ouest du Luxembourg, aux environs de Steinfort et aussi dans le nord, l’offre de lycées est déjà plus limitée actuellement, ont constaté les députés. Le ministère a indiqué vouloir analyser cela.

Claude Meisch a confirmé à Lydie Polfer que le quartier Limpertsberg va être déchargé de ses lycées techniques: le Lycée Michel Lucius rejoindra le Kirchberg et le Lycée technique du Centre Gasperich. Mais une antenne de l’Ecole européenne Gaston Thorn sera implantée au Limpertsberg.

La tendance se poursuit vers les écoles publiques européennes

La tendance se poursuit donc clairement vers les écoles publiques européennes. Certains députés critiquent le fait que les critères de promotion soient trop larges. A cela, le ministre de l’Education réplique que nous avons fait de bonnes expériences depuis des décennies avec les deux Ecoles européennes du Kirchberg et de Mamer. Il y a effectivement parfois là d’autres critères de promotion et d’évaluation, mais c’est très complexe et il faudra voir cela au calme. L’Observatoire de la qualité scolaire s’en chargera. Et peut-être aussi de ce qui sera utile dans nos écoles. Un premier pas est l’alphabétisation en français, a souligné le ministre.

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