Mars bleuUn mois pour sensibiliser à la prévention et au dépistage du cancer colorectal

Lisa Weisgerber
adapté pour RTL Infos
Le mois de mars est désormais placé sous le signe de la sensibilisation au cancer colorectal.
© Lisa Weisgerber

Mardi, la Zithaklinik organisait une journée de sensibilisation dans le cadre de Mars bleu. Surtout pour ce type de cancer, la prévention et le dépistage précoce sont essentiels. Le cancer colorectal compte parmi les cancers les plus fréquents au Luxembourg et figure également parmi les plus mortels.

Au total, six stands étaient installés dans le hall d’entrée de la clinique. L’un d’eux était une reconstitution surdimensionnée du côlon. Les visiteurs pouvaient le traverser et observer les différents stades de développement des polypes. Ce sont ces polypes qui peuvent évoluer en cancer. Le docteur Daniel Léonard a expliqué plus en détails ces polypes : “Les patients ne les remarquent pas. Il n’y a absolument aucun symptôme. Malheureusement, ils peuvent progressivement grossir. Et ils deviennent alors de plus en plus gros, jusqu’à ce qu’ils dégénèrent progressivement. Cela signifie qu’ils deviennent cancéreux.

Environ 300 nouveaux cas diagnostiqués chaque année au Luxembourg

Le cancer colorectal fait partie des plus meurtriers. Les hommes comme les femmes peuvent être concernés. Lorsqu’il est détecté à temps, le cancer colorectal est guéri dans neuf cas sur dix. Pour le dépistage, l’Administration de la Santé propose le test FIT pour les femmes et les hommes âgés de 45 à 74 ans.

L’année dernière, plus de 91.000 personnes ont été invitées à participer au programme. Mais seulement un tiers d’entre elles ont effectué le test. Ce test est simple à effectuer. L’Administration de la Santé a également partagé une vidéo de sensibilisation montrant comment l’utiliser.

Si le résultat du test FIT est positif, des analyses complémentaires doivent être effectuées, par exemple une coloscopie, dont beaucoup de personnes ont une certaine appréhension. Véronique Wagner, directrice du Pôle viscéral-oncologie aux Hôpitaux Robert Schuman, veut rassurer les patients : “Une coloscopie, ce n’est rien de grave. Il existe de nombreuses possibilités pour apaiser l’anxiété lorsqu’on la craint. Nous pouvons pratiquer une sédation, nous pouvons administrer un médicament pour détendre les patients s’ils le souhaitent. Nous pouvons vraiment tout mettre en place pour que l’examen soit confortable et donc assuré pour chacun.

Le dépistage précoce est essentiel, car une fois qu’on a eu un cancer colorectal, il faut ensuite être contrôlé régulièrement tout au long de sa vie.

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