
„Vous avez jusqu'à demain matin pour reconsidérer votre position!“: c'est le conseil qu'a donné le président de la Cour à un homme de 62 ans poursuivi pour escroquerie.
L'accusé comparaît pour avoir, entre 2007 et 2015, détourné près de 525.000 euros aux dépens de son ex-employeur, une entreprise de matériaux de construction, et cela, au moyen, notamment, de fausses factures et de faux virements. C'est une plainte de la société qui a lancé l'affaire, après qu'une banque n'ait pas exécuté un virement, comme l'ont raconté trois témoins hier.
L'enquête de la Police judiciaire avait révélé 63 manoeuvres frauduleuses, dont 38 factures fictives et manipulées. L'accusé s'était servi de l'argent détourné pour, entre autres, s'offrir des vacances et une grosse voiture, il avait également payé une friteuse à son club de football et le mariage de sa fille. Il avait aussi viré de l'argent à sa mère, comme l'a affirmé un enquêteur. Par ailleurs, il s'était viré beaucoup d'argent au titre de règlement de nombreuses heures supplémentaires, a ajouté une enquêtrice.
L'accusé, qui a été licencié suite à cette affaire, avait contesté la majorité des accusations au début de l'audience. Après le passage des témoins, il a déclaré qu'ils avaient dit beaucoup de choses qui étaient totalement fausses. „Tout ce que vous avez dit, est pure assertion!“, lui a répondu le juge. Le prévenu a répliqué qu'il était seul contre eux tous. Le président de la Cour a alors considéré que tous les faits parlaient contre lui. „C'est ma parole contre la leur!“, a rétorqué l'accusé.
Ce procès pourrait se terminer mercredi matin.