LuxembourgUn hiver trop chaud et trop humide, d'après Dana Lang

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A la date du 25 février, il s'agissait d'ailleurs du "cinquième hiver le plus chaud au Luxembourg, avec une moyenne de 4,3 degrés, soit jusqu'à 2,7 degrés de plus que les normales climatiques", a précisé mardi sur RTL Dana Lang, chargée d'études au Service météorologie de l'Asta.

L’ASTA, l'Administration des services techniques de l'agriculture, est un département du ministère de l'Agriculture, qui, avec 39 stations météorologiques à travers le Luxembourg, mesure notamment les températures et les précipitations, mais aussi d'autres paramètres, notamment pour fournir des données aux agriculteurs et aux viticulteurs. L'ASTA "observe les changements météorologiques et l'évolution du temps, mais elle fait aussi des prévisions". MeteoLux, le portail météo du Luxembourg, dispose d'une seule station au Findel, ce qui explique aussi qu'il existe parfois des différences au niveau des données météorologiques luxembourgeoises.

A la date du 25 février, il s'agissait d'ailleurs du "cinquième hiver le plus chaud au Luxembourg, avec une moyenne de 4,3 degrés, soit jusqu'à 2,7 degrés de plus que les normales climatiques", précise Dana Lang. Il a aussi été trop humide jusqu'à présent. Si on regarde mois par mois, "décembre a été trop chaud et trop sec". La première semaine de janvier a été vraiment froide, mais ensuite le mois a été "trop humide en général" avec de fortes pluies et des inondations, par exemple à Ettelbruck et Mersch. Janvier a également été plus froid. Au Luxembourg, février a été chaud et humide, sans neige.

Il y aura de moins en moins de neige l'hiver, et pas uniquement chez nous. "Les domaines skiables autour des 2.000 mètres, tels qu'en Forêt noire ou dans les Vosges et les Alpes, connaîtront des problèmes d'enneigement accrus." Ils devront probablement être reconvertis, car "la neige artificielle" a des inconvénients, notamment du point de vue écologique, car elle "nécessite énormément d'énergie et d'eau" et les installations risquent de ne plus être rentables.

"Nous remarquons que les températures augmentent, au Luxembourg, de 1,5 degré." Ce qui entraîne une augmentation de l'évaporation et par conséquent, de la sécheresse. Ce n'est pas bon pour la biodiversité, "certaines plantes ne peuvent pas s'adapter." Des espèces végétales ou animales non domestiques et invasives peuvent s'implanter et prendre la place des espèces domestiques.

Avec Andrew Ferrone, Dana Lang représente le Luxembourg auprès du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ces scientifiques du monde entier mettent en garde avec des termes radicaux contre une catastrophe climatique. L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré est "difficile à atteindre", "mais reste possible théoriquement", selon l'experte. L’objectif doit être de maintenir le réchauffement climatique aussi bas que possible, car les conséquences seraient considérables, avec des précipitations plus extrêmes ou des sécheresses épouvantables, par exemple.

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