JusticeUn ex-prof poursuivi pour le viol d'un mineur

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"Il voulait satisfaire sa libido, les mineurs, il s'en fichait!", a notamment déclaré un enquêteur de police lundi à propos de l'accusé.

Depuis lundi, un ex-professeur de 46 ans comparaît devant le Tribunal de Luxembourg pour attentat aux moeurs en relation avec un mineur. L'ancien attaché à la direction du Lycée technique de Bonnevoie est poursuivi entre autres pour le viol d'un mineur. Les victimes étaient âgées de 15 à 17 ans au moment des faits, qui remontent aux périodes octobre 2011-octobre 2012 et octobre 2014-septembre 2016.

Relations sexuelles avec 13 mineurs

„Les mineurs étaient contactés par écrit par le prévenu, qui leur proposait des relations sexuelles tarifées. A côté de cela, il y avait des photos et des courriers pervers!" C'est ainsi que l'enquêteur de la police judiciaire chargé du dossier, a décrit la façon d'agir de l'accusé, qui aurait eu des relations sexuelles avec treize mineurs.

L'enquête avait débuté en mars 2016, quand les parents d'une victime étaient allés voir la police. La mère avait découvert sur le téléphone de son fils des messages qui indiquaient qu'il se serait prostitué. La victime aurait ignoré que l'homme était professeur mais, grâce aux plaques d'immatriculation de sa voiture, les enquêteurs étaient remontés jusqu'à l'enseignant. Lors d'une perquisition à son domicile, il avait déclaré avoir eu des relations sexuelles avec des majeurs. Il était cependant rapidement apparu que cette déclaration ne tenait pas.

L'enquêteur a notamment raconté que le contenu des courriers pornographiques était parfois insupportable à lire. Ce que cet homme voulait faire avec un mineur de 16 ans, était révélateur pour toute l'enquête. De la part d'un professeur qui était confronté chaque jour à des élèves, c'était incompréhensible, a dit le policier.

La victime s'est jetée sous un train

Quand les fonctionnaires de police sont allés chercher l'accusé en septembre 2016, celui-ci ne pensait pas avoir causé un préjudice à un mineur. C'est plutôt eux qui avaient demandé de l'argent. Il leur renvoyait donc la responsabilité. L'affaire avait pris un tour tragique cette année en juin, a expliqué l'enquêteur, quand le jeune homme, qui était à l'origine du déclenchement de l'enquête, s'était jeté sous un train.

Il avait porté plainte en février contre l'ex-professeur. L'adolescent n'aurait pas supporté la situation et l'accusé n'aurait pas été "tout à fait innocent" du suicide du jeune homme. Maître Karp, l'avocat des parents de la victime, a demandé 320.000 euros de dommages et intérêts.

Ce procès se poursuivra mardi après-midi.

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