
C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre et ministre des Médias après une séance de la Commission parlementaire sur les Médias. Xavier Bettel réagissait ainsi aux accusations du CSV, selon lesqueles l des producteurs de cinéma ne remboursaient pas les aides financières du Film Fund quand ils faisaient des bénéfices et même, que dans certains cas, ils distribuaient des dividendes.
Le Premier ministre a toutefois affirmé que la majorité des films ne faisaient pas de bénéfices: "60.000 spectateurs ont été voir Superjhemp, 60.000 x 10, nous en sommes à 600.000 euros, mais le film a coûté trois ou quatre millions d'euros. Ce n'est donc pas ainsi que l'argent va sortir!"
Du côté du CSV, on est relativement satisfait: "Nous avons un peu avancé ces deux derniers jours", selon Felix Eischen. En revanche l'"audit soft" présenté officiellement lundi, n'a pas satisfait le parti d'opposition. C'est pourquoi ce dernier se réjouit qu'il ait été décidé lundi de charger la Cour des Comptes d'un rapport spécial sur le Film Fund. Felix Eischen a encore insisté sur le fait que la hausse du budget du Film Fund ait été décidée avant de suivre les recommanations de l'audit.
Xavier Bettel a déclaré "ce n'est pas qu'il ne se soit rien passé". Quand il y a deux ans, le Film Fund n'avait plus un sou, il n'a "pas signé de chèque en blanc". L'augmentation du budget du Film Fund dans les années à venir, est un choix politique, celui de vouloir fournir à ce secteur les moyens nécessaires de sa poursuite.