
Une équipe de RTL a eu accès à deux des quatre services du Laboratoire vétérinaire et alimentaire.
“Si le consommateur ne remarque pas sur quoi nous travaillons, c’est en fait le meilleur signe, car cela signifie que nous ne trouvons pas grand-chose contre quoi le mettre en garde”, déclare le Docteur Manon Bourg, responsable du LVA.
“Toutefois, si nous trouvons quelque chose qui présente un risque pour le consommateur, une alerte est bien sûr lancée. Nous le signalons à Strassen, aux autres divisions de l’Administration vétérinaire et alimentaire, et des mesures sont alors prises. Cela peut aller jusqu’à une alerte via l’appli LU-Alert.”
De nombreuses analyses sont effectuées quotidiennement au Laboratoire vétérinaire et alimentaire (LVA), notamment au Service de microbiologie, où des échantillons d’aliments sont testés à différents germes. Les aliments sont apportés au Laboratoire par des inspecteurs de l’ALVA, l’Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire. Un plan spécifique de l’ALVA, basé sur la législation nationale et européenne, définit quels échantillons sont prélevés et analysés, mais aussi sur base de l’analyse nationale des risques.
Le service de la chimie des aliments effectue notamment des analyses sur les contaminants, les micro-toxines et les pesticides, entre autres, mais les colorants et les matériaux alimentaires qui entrent en contact avec des aliments, les “matériaux de contact alimentaire”, sont aussi soumis à diverses analyses.
L’UE réglemente les laboratoires qui doivent être présents dans chaque pays, mais tous les pays ne disposent pas d’un laboratoire qui couvre toute la chaîne alimentaire, et c’est la grande chance du Laboratoire vétérinaire et alimentaire depuis que les quatre services ont fusionné en janvier de cette année. “Depuis les analyses que nous réalisons dans la production primaire, à l’étable, pour la santé animale, jusqu’à l’analyse des aliments finis, nous avons tout dans une seule maison, ce qui signifie que nous sommes sur un seul site, nous pouvons bien travailler ensemble, nous pouvons économiser des ressources, nous pouvons mettre en commun nos compétences et ainsi nous avons une situation telle qu’il n’en existe pas dans tous les pays”, souligne le Docteur Manon Bourg.
La fusion a également éliminé les obstacles administratifs, tels que la rédaction des contrats et la facturation des analyses. En cas de crise alimentaire, le laboratoire pourra désormais aussi réagir plus rapidement, car il est maintenant directement sous la hiérarchie de l’ALVA.