
C'est l'avis de la présidente de l'Anil, Anne-Marie Hanff, tel qu'elle l'a exprimé sur RTL et c'est aussi celui qui a été retenu vendredi dernier lors de l'assemblée générale.
Pourquoi y a-t-il des clusters dans les maisons de retraite et de soins? Il faudrait tout d'abord analyser cette question.
Il faudrait qu'un audit indépendant soit réalisé, dit Anne-Marie Hanff. Par une personne qui connaît bien ce secteur.
"Qui regarde alors vraiment quelles sont les recommandations internationales pour la prise en charge des personnes âgées pendant la Covid. Nous n'en avons pas au niveau national, ce qui signifie que nous travaillons avec des recommandations internationales. Et ensuite voir jusqu'à quel point elles sont appliquées, pourquoi elles ne sont pas appliquées. Y a-t-il peut-être encore des soutiens qu'on peut donner aux structures et aux infirmières sur le terrain? Il faudrait aussi voir au niveau épidémiologique à quel point les établissements se distinguent, pour enfin comprendre le phénomène."
Que seul 50% du personnel des maisons de retraite et de soins souhaite se faire vacciner, ne correspond pas au sentiment sur le terrain.
"Ce que nous entendons, c'est que les infirmières aimeraient se faire vacciner et qu'elles sont contentes quand elles reçoivent enfin leur invitation. Il y en a beaucoup qui attendent toujours et là, il y a encore beaucoup à faire. Un retour que nous obtenons aussi, c'est que 92% des infirmières sont vaccinées. C'est un chiffre officieux, que nous avons obtenu des structures, mais c'est un autre chiffre que celui de 50%."
La présidente de l'ANIL souligne qu'il y a encore d'autres personnes qui travaillent dans la prise en charge des personnes âgées. Les infirmières et les aides-soignantes représenteraient environ 65%.
Actuellement, les gens sur le terrain se sentiraient incompris et maltraités.
"A présent, nous devons tirer les conséquences de toutes les choses qui n'ont pas fonctionné comme elles l'auraient dû. Quand nous entendons que même des politiciens libéraux commencent à dire qu'il faudrait discuter d'une vaccination obligatoire, nous ne le comprenons pas.
Pendant tout ce temps, il n'y a eu aucune recommandation pour la prise en charge de longue durée, avec l'argument que l'on souhaitait laisser des libertés aux structures, nous nous serions donc attendus aussi que sur le thème de la vaccination obligatoire, on dise "avant qu'on sache où est le problème et avant que le personnel reçoive le soutien dont il a besoin, ce n'est absolument pas un sujet de discussion.""
Au lieu de discussions politiques, nous avons à présent besoin de solutions, insiste Anne-Marie Hanff.