Abus de faiblesseTrois ans de prison avec sursis partiel requis contre de Dan Da Mota

RTL Infos
Ce mardi l'ex-joueur de l'équipe nationale de football a comparu devant le tribunal de Luxembourg pour abus de faiblesse envers une victime âgée aujourd'hui de 91 ans.

En fin d'après-midi, le représentant du parquet a requis à son encontre trois ans de prison, avec la possibilité d'un sursis probatoire partiel, une amende et l'obligation de rembourser la victime.

Entre janvier 2016 et mai 2018, Dan Da Mota aurait amené cette femme à lui faire plusieurs virements sur son compte ainsi qu'à lui confier sa carte bancaire avec son code secret. Le prévenu serait ainsi parvenu à mettre la main sur un peu plus de 165.000 euros.

Les faits ont été découverts en mai 2018, quand la Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat a signalé avoir trouvé dans sa boîte aux lettres un courrier sans enveloppe, signé soi-disant par la victime. Il figurait dans cette lettre que la dame voulait fermer tous ses comptes dans cette banque. L’argent, 90.000 euros, devait être intégralement versé à Daniel Alves Da Mota. Or à cette période, la femme âgée présentait de graves problèmes de santé, dont une suspicion de crise cardiaque. Une situation dont Dan Da Mota aurait été conscient, vu qu’il était quasiment chaque jour chez la victime et qu’il avait aussi parlé de son mauvais état de santé avec un membre de la famille de celle-ci.

Contactée par la banque, la dame âgée avait déclaré qu’elle n’avait pas eu l’intention de verser tout son argent au prévenu. Mais seulement une certaine somme en remerciement de son aide. Elle a finalement effectué un virement de 12.500 euros au footballeur.

Dan Da Mota a expliqué aux enquêteurs qu’elle était pour lui une grand-mère de substitution. Ce qui les a étonnés car, à l’exception de son meilleur ami, personne dans l’entourage de Da Mota, n’avait jamais entendu parler de la dame. Et il n’avait aucune photo d’elle sur son téléphone.

Il est établi qu’entre 2016 et 2018, Dan Da Mota a reçu plus de 167.000 euros de la vieille dame. Il aurait eu des problèmes d’argent à ce moment-là, selon les enquêteurs, qui soulignent que le joueur de football avait perdu beaucoup d’argent en jouant au poker en ligne. Il est question de 100.000 euros en un an.

Les enquêteurs ne semblent pas avoir pu déterminer précisément quel usage a été fait de l’argent de la victime.

Cette dernière, selon le rapport d’expertise d’un médecin, souffre de démence, de problèmes de mémoire et ne perçoit pas la valeur de l’euro.

L’avocat de Dan Da Mota a réfuté l’abus de faiblesse. La vieille dame aurait agi de son plein gré et l’accusé n’aurait pas saisi sa vulnérabilité.

Le verdict est attendu le 29 octobre.

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