
La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, a présenté jeudi aux députés de la commission ad hoc les conclusions d'un audit interne réalisé auprès des CFL. L'audit faisait suite à des révélations parues dans la presse, selon lesquelles les agents de la cellule Building Management System (BMS), en charge de la vldéosurveillance, ne prenaient pas suffisamment au sérieux leur mission de surveillance et regardaient des séries ou dormaient au travail.
Quatre agents étaient ciblés par une enquête disciplinaire. Trois d'entre eux ont été sanctionnés. Le quatrième a démissionné avant la clôture de la procédure. L'audit sur le fonctionnement du "Building Management System" n'a pas révélé de grave dysfonctionnement. Les procédures de travail de la cellule sont appropriées et sont respectées par les agents, selon les conclusions de la présidente du Comité d'audit, Isabelle Schlesser, qui est citée sur le site de la Chambre. La recommandation principale de l'audit est de centraliser les procédures au sein d'un seul service. Le travail de centralisation des procédures en un seul document serait en cours, selon le directeur général des CFL. Toujours selon le site de la Chambre, un député a précisé que "contrairement aux idées reçues, la cellule BMS est surtout chargée de la surveillance technique des installations CFL, de la détection d’incendie et du traitement d’alertes des bornes SOS. La recherche et la poursuite d’infractions ne sont pas des missions de la cellule BMS."
Après les accusations du Tageblatt, les CFL avaient rapidement organisé une conférence de presse, évoquant des "insinuations" et expliquant que la cellule BMS n'était pas censée intervenir immédiatement si elle voyait un acte suspect sur une vidéo de surveillance. "Nous ne sommes pas la police", soulignaient ses agents.