
Des propriétaires privés offrent leurs logements inoccupés à des personnes à faibles revenus ou à des réfugiés. Le système est géré avec des partenaires tels que des communes, des syndicats de communes ou des ASBL. Le ministre du Logement, Henri Kox, a présenté mardi le bilan 2021 de la gestion locative sociale. Ce fut également l'occasion de signer la convention entre le ministère et les 37 partenaires qui souhaitent procurer des logements cette année.
Le concept de gestion locative sociale existe depuis 2009, avec l'objectif que personne ne soit lésé dans la recherche d'un logement. Le ministre du Logement, Henri Kox:
"Nous avons un risque de pauvreté, qui atteint 15% de la société. Nous avons aujourd'hui 3% de l'ensemble des logements en location dans le domaine public et je pense que nous devons avoir un socle de logements abordables qui soit dans cet ordre de grandeur, ce qui signifie qu'il serait bien que nous ayons un socle de 15%, de sorte que nous puissions garantir un logement décent à chaque famille, chaque couple, chaque personne isolée."
Environ 1.100 logements sont actuellement disponibles pour la gestion locative sociale. Le besoin serait là. Le nombre de logements mobilisés augmente chaque année. La gestion locative sociale doit représenter une situation "gagnant-gagnant" pour chaque partie. D'un côté, les locataires, Marie-Josée Jacobs de Caritas:
"Des gens qui n'ont eux-mêmes pas de logement, qui n'ont pas d'autres possibilités, peuvent en profiter. Mais évidemment aussi un certain nombre de réfugiés, qui une fois arrivés, restent ici. Ce sont évidemment des situations qui ne sont pas faciles. Ce sont des gens qui ont beaucoup souffert."
Le locataire bénéficie d'un loyer, qui s'élève au maximum à 10-12 euros le mètre carré. Tant que dure le contrat, le propriétaire est encadré par une équipe professionnelle.
Le propriétaire profite du fait que son bien n'est plus inoccupé et il perçoit chaque mois un loyer. Ce loyer se situe entre 30 et 40% en-dessous des prix du marché, en contrepartie, il bénéficie d’une exemption fiscale de 50% sur ses revenus locatifs nets. Si le propriétaire souhaite récupérer son logement, les locataires sont relogés par les partenaires.
A l'avenir, il est prévu d'imposer davantage les logements inoccupés. Henri Kox:
"Là nous sommes en train d'examiner avec la commune comment nous pouvons faire le lien entre le registre de la population et le registre des logements afin d'identifier le taux de vacance. De sorte que nous pourrions mettre une taxe là-dessus ou contacter les propriétaires pour qu'ils puissent s'adresser à une association dans le cadre d'une gestion locative sociale, car aujourd'hui était l'occasion de faire encore une fois la promotion de cet instrument."
Les propriétaires qui veulent offrir leur logement à la location, peuvent contacter un des partenaires, dont une liste est disponible sur logement.public.lu.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: