
2022 a été une année pleine de crises dont des crises de réfugiés. 100 millions de personnes sont pour l'instant en fuite, 14 millions venues d'Ukraine dont quelques milliers au Luxembourg. Marc Crochet a confirmé qu'il y avait des problèmes dans un bâtiment hébergeant des réfugiés sur le Boulevard Konrad Adenauer au Kirchberg, mais ils auraient entre-temps été en partie résolus.
Mi-décembre, des réfugiés ont dû être transférés dans l'établissement qui n'était pas achevé - à cause des températures extrêmes, -12°C à l'extérieur et -2°C dans les tentes. Le chauffage dans l'infrastructure n'avait pas encore été complètement installé. Avec 750 personnes à abriter, la situation relevait d'un réel défi, mais il n'y avait apparemment pas d'autre choix.
Environ 75% des 7.000 lits disponibles dans 68 structures d'accueil sont occupés. De nombreuses cultures doivent donc cohabiter. Selon Marc Crochet, il n'est pas habituel d'accueillir des Européens dans ces structures, et ces derniers auraient des attentes différentes.

Le directeur général de Caritas n'a pas de chiffres sur le nombre exact de personnes accueillies chez l'habitant, vu que ces données n'ont jamais vraiment été récoltées. Ces offres étaient souvent limitées dans le temps ou bien des problèmes se présentaient.
Marc Crochet ajoute qu'il y a un réel souci avec les réfugiés mineurs au Luxembourg. De plus en plus de mineurs non accompagnés arrivent au Luxembourg et il n'existe pas assez de structures adaptées. Le directeur de Caritas insiste qu'il faut voir les enfants en premier lieu comme des enfants et ne pas les réduire à un statut. Un foyer de réfugiés pour adolescents sur la route d'Arlon a récemment dû être transformé afin d'augmenter la capacité d'accueil et héberge désormais 78 jeunes. Réunir autant de jeunes ensemble n'est pas optimal. "Nous sommes prêts à travailler avec les autorités afin de trouver des solutions", a affirmé Marc Crochet.
Le directeur général de Caritas a continué en parlant de la situation des sans-abris. "On parle beaucoup des sans-abris, mais pas assez avec eux pour pouvoir comprendre plus facilement leurs problèmes." Il précise aussi qu'il n'y a pas de sans-abri-type. Le nombre de sans domicile fixe augmente, de plus en plus de femmes et de familles se retrouvent à la rue.
Pour Marc Crochet, le problème est complexe et il regrette qu'il soit souvent réduit au problème de sécurité. La politique communale ne doit pas être laissée seule pour s'occuper de ces problèmes, mais la politique nationale est nécessaire.
"Les travailleurs sociaux ne sont pas là pour chasser les gens." Lorsqu'il y a des perturbations ou des problèmes de drogues, c'est la police qui doit s'en charger, ou bien il faudrait une sorte de "comité de l'ordre", ce qu'ils n'ont pour l'instant pas, ajoute le directeur de Caritas.