
Le gouvernement ne s'est pas attendu à une telle résistance contre les décisions liées à l'index et c'est à cause de cela que la loi sur l'accord tripartite a été en partie adaptée, a expliqué ce mardi la députée de "la Gauche", Myriam Cecchetti au micro de RTL Radio.
Quoi qu'il en soit, la loi portant l'accord issu de la Tripartite, qui doit être votée mercredi, "reste toujours une manipulation de l'index à nos yeux", pose Myriam Cecchetti. Le parti est favorable à l'index, même s'il est évident que l'index à lui seul ne permet pas de compenser la perte actuelle de pouvoir d'achat.
"L'index correspond à la plus-value que font les entreprises et doit, en partie, être reversée aux travailleurs", estime Myriam Cecchetti, regrettant que "ça ne se passe pas comme ça", bien que le Luxembourg soit un des pays d'Europe "où la plus-value revient en grande partie aux entreprises et où les revenus devraient être beaucoup plus élevés qu'ils ne le sont. C'est un problème crucial".
La députée est d'avis que le Luxembourg "aura toujours moins de gens qui seront prêts à passer la frontière pour venir y travailler, notamment du fait que les salaires sont trop bas, mais aussi à cause des bouchons et des problèmes pour trouver un logement, parce que les prix sont tout simplement trop élevés".
"L'index n'est pas une mesure sociale", après tout, "il est payé par les entreprises". En revanche, "les mesures sociales telles que le crédit d'impôts, sont notamment financées par les impôts des contribuables". Il s'agit de deux choses différentes, selon l'élue déi Lénk.
"La Gauche" réclame depuis des années des "modifications structurelles", par exemple une hausse du salaire social minimum ou l'adaptation du barème fiscal à l'inflation. De nombreux ménages, y compris parmi les classes moyennes, ont actuellement des problèmes à cause de l'inflation.
L'Etat ne prend pas ses responsabilités en ce domaine, critique Myriam Cecchetti. Si l'Etat peut identifier les personnes les plus vulnérables, il devrait y parvenir aussi pour les entreprises. Ces dernières devraient en effet obtenir des aides plus ciblées, au lieu de "soulager indistinctement toutes les entreprises" avec une manipulation de l'index.
Le parti déi Lénk et le syndicat OGBL sont proches politiquement et travaillent actuellement ensemble dans les discussions sur l'index. "C'est un syndicat duquel nous sommes proches", concède volontiers Myriam Cecchetti.
Ils auraient déjà "collaboré sur d'autres fronts" et ils le feront encore, par exemple pour les allocations familiales. Déi Lénk soutiennent ses membres quand ils veulent s'engager syndicalement, quel que soit le syndicat.
En ce qui concerne la sécurité et la criminalité dans la capitale, le constat de "déi Lénk", est que le DP a mené "une mauvaise politique pendant des décennies". Le quartier de la Gare a toujours été négligé.
"Il a toujours été le cadre de la criminalité, de la prostitution, du trafic de stupéfiants et du phénomène des sans abri" et il a simplement été abandonné à son sort. Mais à présent, le quartier "se gentrifie".
Il est revalorisé par le tram, est plus attractif et les logements y deviennent plus chers. "Par conséquent, tout ce qui ne convient pas doit en sortir" et donc aussi "ceux qui vivent au ban de la société". Le problème est simplement déplacé, au lieu d'être abordé avec des mesures sociales adéquates, a conclu Myriam Cecchetti.