La police appelée sur placeSéance particulièrement agitée au conseil communal de Weiswampach

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Le bourgmestre appelle la police à la mairie. Un conseiller communal appelle le ministère parce qu'à son avis, les lois ne sont pas respectées.
© Pierre Jans / RTL

Nouvelle séance très agitée au conseil communal de Weiswampach mercredi matin. La police a même été brièvement appelée sur place.

Les faits

Le conseiller communal d'opposition, Vincent Geiben, voulait faire ajouter un certain nombres de points à l'ordre du jour. Les conseillers communaux ont effectivement un droit d'initiative. Cela signifie qu'ils peuvent inscrire des points à l'ordre du jour pour autant qu'ils soient rédigés par écrit et motivés concrètement et à la condition qu'ils aient été déposés trois jours avant la séance.

Quand le bourgmestre Henri Rinnen a voulu passer au deuxième point de l'ordre du jour, Vincent Geiben s'est plaint que le maire ne respecte pas la loi. Il aurait dû demander au conseil communal d'ajouter ses points à l'ordre du jour. Le collège a alors levé la séance avec l'argument que les questions de Vincent Geiben n'étaient pas suffisamment motivées. C'est ce que leur avait confirmé un juriste de la mairie, selon le bourgmestre.

Vincent Geiben a alors contacté un fonctionnaire au ministère de l'Intérieur. Entretemps, deux agents de police avaient fait leur apparition, à la demande du bourgmestre. Vincent Geiben ''était devenu insultant'', les ''instances'' avaient donc été contactées. Les policiers n'ont heureusement pas eu à intervenir. Le collège et le conseiller se sont mis d'accord. Le quatrième des cinq points que Vincent Geiben voulait mettre à l'ordre du jour, allait être traité en fin de séance.

© Pierre Jans / RTL

La séance a ainsi pu reprendre en même temps que le duel Rinnen - Geiben. Le bourgmestre ne pouvait ou ne voulait que répondre brièvement aux questions parfois très détaillées de l'opposant.

Une nouvelle dispute a éclaté entre les deux hommes avant le vote sur l'acte notarié pour le bail emphytéotique pour le terrain sur lequel doit être construit le centre de loisirs. Vincent Geiben a reproché à Henri Rinnen de tromper volontairement les conseillers et les citoyens. Ce qu'Henri Rinnen ne veut pas laisser passer, même après la séance: ''Il dit que j'aurais délivrer de faux permis de construire, il a raconté à l'extérieur que j'aurais accepté une croisière pour autoriser un étage en plus sur un bâtiment, et il aurait des témoins.'' Henri Rinnen a porté plainte contre Vincent Geiben et d'autres personnes pour leurs propos à son encontre. Le bourgmestre affirme qu'il n'a rien à se reprocher. Vincent Geiben quant à lui, souhaite rassembler toutes les preuves nécessaires. Il aurait déjà transmis une série de preuves un ministère de l'Intérieur. ''Je ne peux pas comprendre comment il se fait qu'elle n'a encore rien fait jusqu'à aujourd'hui'', dit le conseiller.

Un cas classique de parole contre parole.

Avant l'ouverture de la séance au public, le conseil communal avait décidé, à cinq voix contre trois, de proposer le conseiller Jos Vesque comme nouvel échevin au ministère de l'Intérieur. Il remplacerait Michel Deckenbrunnen, qui a récemment démissionné. Avec son départ, l'opposition a perdu une voix au conseil communal.

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