
Alors que l'opposition a sévèrement critiqué l'absence de base légale concernant les mesures sanitaires à l'école, la présidente de la fraction déi Gréng voit les choses de manière plus nuancée et parle plutôt d'une "problématique juridique". Il faudrait pouvoir préciser dans le texte tous les problèmes qui pourraient survenir, ce qui est très compliqué en présence d'un tel virus.
La campagne de vaccination a mis du temps à démarrer, elle est encore trop lente, et selon Josée Lorsché, c'est principalement dû aux commandes et aux livraisons qui trainent au niveau européen. 75% des doses du vaccin AstraZeneca vont être directement injectées, il est également question de procéder de la sorte avec les autres vaccins.
Georges Engel (LSAP) avait même proposé d'aller plus loin en injectant 100% des doses, sans attendre, des discussions sont en cours tout en gardant en tête un bon équilibre entre sécurité et rapidité.
Josée Lorsché est d'avis qu'au vu du taux de vaccination des membres du personnel hospitalier de seulement 60%, le scepticisme des citoyens par rapport au vaccin n'a pas été pris au sérieux. "Ce qu'il faut maintenant, c'est de la sensibilisation, expliquer aux gens que ce n'est pas seulement pour se protéger soi-même mais il s'agit réellement d'une nécessité économique et sociale".
"La responsabilité est globale", pour la présidente de la fraction écolo qui souhaite que tout un chacun participe à cette sensibilisation, car tout ne peut pas passer par la direction de la Santé, même si elle joue un rôle important dans ce dossier.
Les bousculades à la vaccination dénoncées ces dernières semaines sont moralement répréhensibles. Une punition juridique serait néanmoins un peu plus compliquée, selon Josée Lorsché, puisqu'il faudrait déterminer les faits exacts, ainsi que les peines encourues. Des procédures pénales existent déjà par exemple pour "vol", "détournement de biens sociaux" ou encore "abus de biens sociaux", il faudrait alors savoir comment ces termes pourraient être traduits dans le cas d'une vaccination prématurée.
"Une société doit garantir les mêmes droits pour tout le monde, même en pleine pandémie", Josée Lorsché se montre donc plutôt réticente quant à l'introduction d'un "pass Covid" ou d'un certificat sanitaire qui procurerait plus de droits aux personnes vaccinées qu'aux autres. Alors que jusqu'à présent, il n'a pas été démontré médicalement qu'une personne vaccinée n'est plus contagieuse et ne peut plus tomber malade, il est difficile de prendre une décision.
Encore plus si l'on prend en compte la discrimination qui en découle pour les personnes qui n'ont pas encore été vaccinées. Il faudrait en reparler une fois que le processus vaccinal est terminé et que tous les citoyens ont eu la chance de se faire vacciner.
"L'homme n'est pas fait pour rester enfermé pendant une longue période, il faut maintenant revoir les ouvertures. La fatigue entraînée par la pandémie est difficilement surmontable pour de nombreux citoyens", souligne Josée Lorsché qui pense qu'une discussion sérieuse doit être menée le plus rapidement possible concernant l'Horeca, entre autres. Elle propose également un débat commun dans la Grande Région.
Il en est de même pour le sport, la culture, les associations musicales... l'invitée de la rédaction plaide en faveur d'une réouverture prudente sans pour autant en préciser la date.