Affaire HRSRéplique de Jean-Louis Schiltz: "Nous n'avons pris de vaccin à personne"

RTL Infos
Jeudi en fin de matinée, le conseil d'administration des Hôpitaux Robert Schuman, réuni autour de son président, Jean-Louis Schiltz, s'est expliqué lors d'une conférence de presse, à propos de leur vaccination anticipée.

"Nous n’avons pas resquillé," a réagi le président du conseil d’administration des Hôpitaux Robert Schuman, Jean-Louis Schiltz, aux récentes critiques à son encontre et à l’encontre des deux vice-présidents. Il leur est reproché de s‘être fait vacciner dès janvier, alors que cela n’avait pas été envisagé ainsi par la Direction de la Santé. Jean-Louis Schiltz n'a conscience d'aucune faute et ne tolère pas de se faire donner des leçons de décence et de morale.

C'est le droit de chacun d'être d'avis que sa décision a été malheureuse, mais cela reste son droit de s'expliquer, a déclaré le président du conseil d'administration, Jean-Louis Schiltz.

Jean-Louis Schiltz réfute le reproche d'avoir resquillé et de ne pas avoir respecté les directives de la Santé. A l'hôpital, ils ont quasiment été les derniers à être vaccinés.

"Quand je vous dis qu’à nos yeux, la présidence est inclue dans la sécurisation de l’hôpital, c’est que selon la loi, c’est le conseil d’administration qui représente la société. C’est un principe du droit des sociétés, qui existe depuis 200 ans. Le conseil d’administration est ainsi l’organe principal de l’hôpital."
Jean-Louis Schiltz a expliqué qu’en janvier, le scepticisme à l’égard de la vaccination était plus important auprès du personnel. Ils se seraient en outre tous les trois assurés, qu’ils ne passaient avant personne avant de se faire vacciner, selon le président du conseil d’administration.

Ce dernier est donc solidaire de la décision du groupe hospitalier de vacciner lui-même, Claude Seywert et Michel Wurth.

"Nous recevons beaucoup de soutien. Je reçois des mails de patients qui sont, qui étaient chez nous, que je connais pas ou dont je ne savais pas qu’ils étaient patients chez nous," a déclaré Jean-Louis Schiltz.

"Nous voulions sécuriser une institution avec les vaccins", ajoute-t-il. Ce "bouclier sanitaire" incluait également la présidence d'un hôpital. Si la directive avait été dès le départ de vacciner uniquement les gens qui étaient en contact direct avec les patients, tous les hôpitaux du Luxembourg auraient fait quelque-chose de mal, a expliqué Jean-Louis Schiltz.

Il exposerait l'hôpital à un risque, s'il entrait et sortait constamment sans être vacciné. En tant que membre du conseil d'administration, il est pénalement responsable ce qui se passe à l'hôpital.

"Nous ne pouvions pas faire comme si de rien n'était jusqu'à ce que des vaccins soient là. C'est pourquoi nous avons choisi la solution de précaution."

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