Congrès européen des généralistesRenforcer la coopération avec les pays voisins et instaurer la formation continue

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Plus de 200 jeunes généralistes venus de toute l'Europe participent à un congrès au Luxembourg, organisé en collaboration avec la Grande Région.
© Claudia Kollwelter

La représentation de l’ALMEVS, l’Association luxembourgeoise des médecins en voie de spécialisation, a axé le congrès sur la coopération avec les pays voisins, mais aussi sur la formation continue des médecins généralistes et la recherche.

Actuellement, chaque pays dispose de sa propre formation pour les généralistes. Il existe certes des collaborations entre les universités de Nancy, de la Sarre et du Luxembourg, mais celles-ci pourraient être encore renforcées, indique le docteur Lisa Zangarini, présidente de l’ALMEVS:

“Par des échanges, pour aller s’installer dans un cabinet là-bas ou pour collaborer à des projets de recherche à l’étranger, mais aussi pour s’inspirer.”

L’accent mis sur la recherche est encore relativement nouveau au Luxembourg, avec l’introduction du Diplôme d’études spécialisées proposé à l’Université du Luxembourg.

“L’introduction de ce DES a aussi conduit à ce que les possibilités de recherche au Luxembourg soient élargies en médecine générale. Actuellement, le fait est que de nombreuses lignes directrices proviennent de disciplines spécialisées et surtout du milieu hospitalier. Et ces lignes directrices ne correspondent pas toujours au quotidien et au contexte du médecin traitant. Le généraliste prend différemment en charge certaines maladies et surtout, elles se présentent aussi différemment chez le médecin traitant par rapport à l’hôpital, où le patient a déjà franchi un certain parcours, avant d’arriver chez le spécialiste.”

La recherche en médecine générale doit être élargie et renforcée, souligne le docteur Lisa Zangarini. Un autre élément important est la formation continue. Au Luxembourg, contrairement à de nombreux autres pays, elle n’est pas obligatoire pour les médecins.

“Et nous pensons que cela devrait également changer à l’avenir, car la médecine est une science en constante évolution et c’est pourquoi il est important pour les généralistes, mais aussi pour tous les autres médecins au Luxembourg, de poursuivre leur formation et d’échanger.”

Actuellement environ 30% des résidents luxembourgeois n’ont pas de médecin traitant. C’est un problème de santé publique, selon le docteur Lisa Zangarini.

“Si le patient a un médecin traitant, son espérance de vie est augmentée et sa qualité de vie est également améliorée. À mon avis, de nombreuses personnes n’ont pas de généraliste attitré parce qu’elles ne sont pas conscientes des bénéfices inhérents à avoir un médecin traitant. Le généraliste adopte une vision globale du patient, effectue un gros travail de prévention et réalise également des diagnostics, des suivis et des thérapies. C’est l’avantage d’un généraliste, dont les gens ne sont parfois pas conscients.”

La campagne “I love my Hausdokter” lancée cette année par le ministère de la Santé, est importante. Toutefois, pour Lisa Zangarini, les bénéfices d’avoir un médecin généraliste pourraient être présentés de manière encore plus scientifique, car les données sont là.

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