Convention signéeRendre la Gestion locative sociale plus attractive par la majoration de l'exonération fiscale

RTL Infos
Une convention a été signée entre l'Etat et différents acteurs, mais de nouvelles revendications pour améliorer la loi, arrivent du terrain.

C'était une autre mesure issue de la Tripartite: les propriétaires qui mettent leur bien immobilier inoccupé en Gestion locative sociale, pourront désormais bénéficier d'une exonération fiscale de 75%. La mesure s'applique avec effet rétroactif à partir de cette année. Impossible de dire pour l'instant si ce coup de pouce amènera davantage de propriétaires à mettre leur bien à disposition d'une des 39 associations conventionnées offrant la Gestion locative sociale (GLS). En tout cas, le stock de logements mis en GLS devrait absolument augmenter, dit-on sur le terrain.
Le ministère du Logement avait invité lundi les acteurs du terrain pour signer la convention. Mais les associations ont aussi présenté des revendications concrètes pour adapter la Gestion locative sociale.

Parmi celles-ci, que la subvention de loyer soit aussi accordée à ceux qui habitent dans un logement en GLS, car même si les loyers y sont plus bas que sur le marché privé, les familles concernées connaissent des difficultés financières. Selon le ministre du Logement, Henri Kox, cette mesure serait difficile à mettre en oeuvre, car devant la loi, tout le monde doit être traité de la même manière. Son idée serait, une fois la loi sur le logement abordable votée, de revoir la GLS et de rendre les loyers plus abordables. Les ménages auraient ainsi droit à plus d'argent à la fin du mois. Autre demande émanant du terrain: que l'aide accordée par le ministère du Logement soit revue à la hausse. Les associations reçoivent actuellement 120 euros par mois pour gérer un logement en Gestion locative sociale, explique Lynn Elvinger de l'Agence immobilière sociale Kordall. Ce montant devrait être revalorisé, car les coûts augmentent aussi pour les associations, par exemple pour de petites rénovations.

Un autre problème serait qu'après avoir bénéficié d'une location d'un logement en GLS, les ménages ne réussissent pas la transition sur le marché privé. Dans le parc de 105 logements dont dispose l'AIS Kordall, 13% de départs ont été enregistrés dans la période 2019 à 2021, mais seulement 6% en 2022. Un phénomène qui aurait également été constaté par l'Association Femmes en détresse, selon sa directrice Andrée Birnbaum. Le marché privé serait inaccessible à de nombreuses personnes. Et les listes d'attente pour un logement du Fonds de Logement ou de la SNHBM seraient bien trop longues.

Le ministre du Logement, Henri Kox, a expliqué sur RTL que les ménages devraient pouvoir obtenir une perspective à plus long terme dans les logements en GLS. Avec la nouvelle loi sur le logement abordable, l'objectif serait globalement d'avoir un grand parc de logements afin de pouvoir toujours trouver un logement adapté sur ce marché.

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