Question parlementaireQu'en est-il des ressources d'eau potable après la vague de chaleur?

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La chaleur des dernières semaines a soulevé de nombreuses questions concernant la consommation d'eau potable au Luxembourg.
© AFP Image d'archive

À cela s'ajoute d'autres facteurs tels que l'évolution démographique ou encore la croissance économique.

Ce sont des éléments qui ont contribué entre autres à interpeller le député Gusty Graas (DP). Il voulait savoir, à travers une question parlementaire à l'attention de la ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable, combien de sources d'eau potable et de forages existaient au Luxembourg, si elles étaient toutes exploitées ou exploitables, si elles étaient polluées ou non, ce qui était prévu, le cas échéant, pour améliorer la qualité de l'eau des sources polluées, s'ils comptaient "réaliser des forages supplémentaires pour capter des eaux souterraines jusqu'à présent non-exploitées" et finalement s'ils allaient utiliser l'eau polluée à "d'autres fins que la consommation humaine".

Carole Dieschbourg précise dans sa réponse qu'il faut distinguer s'il s'agit du forage de l'eau qui est rattaché à un réseau d'approvisionnement public ou qui est destiné à des exploitants privés. En outre, c'est encore différent si l'on a besoin d'eau pour la consommation ou pour le bétail, l'arrosage, etc.

En ce qui concerne la deuxième catégorie, il existe 310 captages, c'est-à-dire des installations, qui prélèvent de l'eau, ce qui représente un volume d'environ 2,3 millions de mètres cubes par an. Cela correspond à 5% de toute l'eau qui est
extraite du sol au Luxembourg. L'eau potable provient quant à elle de 270 sources et de 69 forages, grâce auxquels 44,7 millions de mètres cubes d'eau souterraine ont été prélevés cours de cette année. Certaines sources, qui sont polluées principalement par des nitrates, ainsi que des métabolites de produits phytopharmaceutiques (métazachlore-ESA, métolachlore-ESA, 2,6 dichlorobenzamide, N,N-dyméthylsulfamide), ne peuvent pas être exploitées.

Ils mettent l'accent sur la prévention pour éviter que ces sources soient polluées. En effet, il est plus facile et moins coûteux d'éviter de polluer les sources d'eau potables que d'entreprendre des traitements curatifs. La ministre de l'Environnement confirme qu'ils sont actuellent à la recherche d'autres sources d'eau qui peuvent se situer à plus de 150 mètres de profondeur.

Carole Dieschbourg ne juge cependant pas opportun d'utiliser l'eau polluée à d'autres fins telles que le refroidissement d'installations informatiques comme l'a suggéré le député. Les sources et la séparation entre des eaux destinées à la consommation humaine et des eaux destinées à d'autres consommations serait trop complexe

PDF: Question parlementaire de Gusty Graas

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