
"C’est une décision politique, mais on peut la soutenir vu la situation dans les hôpitaux". Voilà la réponse du Dr. Paul Wilmes, qui était l’invité de la rédaction vendredi matin, à la question si les mesures sanitaires ont été levées trop tôt. Le variant Omicron est beaucoup moins virulent en développant des formes moins graves de la maladie.
Les personnes au-delà de 50 ans ont 60 % moins de risque d’hospitalisation qu’avec le variant Delta. Le risque de devoir occuper un lit en soins intensifs est réduit de 72 %. Le nombre actuel d’infections contribue aussi à l’immunité collective de la population, ce qui est important pour la future gestion du virus.
D’autre part on dispose de nouvelles méthodes de traitement, comme par exemple le médicament Paxlovid.
La Covid19-Taskforce présume que le nombre d’hospitalisations augmente, mais que cela n’aura pas forcément un impact sur la situation en soins intensifs. Le variant Omicron BA.2 – qui est plus contagieux et actuellement dominant au Luxembourg – provoquera probablement une nouvelle vague d’infections, avec un pic vers Pâques. Néanmoins, cela ne devrait pas mener à une situation de surcharge du système de santé.
La grande question est comment se développera la situation en automne et hiver prochains et quel variant dominera après les vacances d’été ?
Le Dr. Paul Wilmes est aussi membre du groupe d’experts qui s’est prononcé pour une vaccination obligatoire des personnes âgées de plus de 50 ans, ainsi que des personnes œuvrant dans des structures hospitalières et de soins. Il faudra refaire un point sur la situation avant l’été, mais cela ne changera pas beaucoup les conclusions majeures. Même avec un variant moins grave, la vulnérabilité des personnes âgées de plus de 50 ans persiste. Il s’agit également de protéger le personnel du secteur de santé.
Une prochaine campagne de vaccination devra être organisée cet été, où se posera aussi la question sur la nécessité d’une dose de rappel afin d’avoir la meilleure protection possible contre le coronavirus.