
La question parlementaire date du 20 avril dernier, mais elle est toujours d'actualité: "De quelle manière sera organisé le "Homeschooling" des enfants vulnérables? Quelles mesures et consignes sont prévues pour les élèves qui habitent avec des personnes vulnérables (parents, frères et sœurs etc.)?" interrogeait ainsi la député Martine Hansen (CSV).
La députée réagissait alors aux propos du ministre de l'Éducation nationale, qui déclarait que les enfants vulnérables face au virus COVID-19 peuvent se voir dispenser de la fréquentation des cours dans les écoles fondamentales et lycées.
Près d'un mois plus tard, alors que les écoles et lycées ont rouvert progressivement leurs portes, la réponse parlementaire du ministre Claude Meisch est tombée ce 26 mai. Comme il l'explique, l'enseignement à distance des élèves vulnérables "peut être assuré soit en transmettant le cours de l'enseignant par streaming aux élèves, soit en assurant la continuité pédagogique par un autremoyen à déterminer en concertation respectivement avec le directeur régional de l'enseignement fondamental ou avec le directeur de lycée." Bref, la solution doit être proposée au cas-par-cas.
Le ministre rappelle que les élèves concernés peuvent être autorisés à suivre un enseignement à distance depuis leur domicile "sur présentation d'un certificatmédical attestant leur vulnérabilité".
Et que faire si ce n'est pas l'élève qui est vulnérable, mais un de ses proches, par exemple un parent, un frère ou une sœur, ou un grand-parent, que l'élève risque par exemple d'infecter en revenant de l'école?
Dans ce cas, répond le ministre, les mêmesdispositions s'appliquent "au cas où un élève fait partie du ménage d'une personne vulnérable et qu'un contact entre la personne vulnérable et l'élève est indispensable. Dans ce cas également, un certificat médical est requis."