
"Les enfants se posent beaucoup de questions concernant la situation en Ukraine et les parents doivent leur fournir des réponses mais également leur ôter certaines peurs, sans toutefois banaliser ce qu'il se passe", selon l'Ombudsman des enfants. Il faut également pouvoir reconnaître qu'on ne peut pas tout savoir et se mettre à la recherche d'une réponse ensemble.
Charel Schmit préconise un certain recul et un suivi de la situation mesuré, surtout quand on est entouré d'enfants, mais pas seulement: "suivre la guerre en permanence sur son téléphone portable ou à la télé n'est pas non plus bon pour les adultes". Les enfants de moins de neuf ans ne devraient tout simplement pas consommer les informations initialement destinées aux adultes.

Le bricolage et la peinture sont une bonne méthode pour canaliser les peurs mais aussi les espoirs. L'Ombudsman explique qu'il faut se concentrer sur les aspects positifs, comme par exemple comment aider les personnes qui ont dû fuir leur pays, une approche constructive et pratique du problème par rapport aux explications théoriques qui touchent moins les enfants.
Une lettre du Service National de l'Enfance a d'ailleurs été distribuée afin d'expliquer aux parents comment discuter de la situation actuelle avec leurs enfants. Les plus jeunes ont le plus de mal à relativiser le danger et peuvent rapidement craindre pour leur propre existence, il faut donc les accompagner de manière adaptée et adéquate.
Charel Schmit se réjouit également de l'accueil simplifié des réfugiés au Luxembourg mais il indique qu'il faut éviter les tensions avec les autres réfugiés, présents au Luxembourg depuis plus longtemps. Il faudra également éviter à tout prix les inégalités parmi les personnes demandant l'aide du Luxembourg: "les enfants vont vite remarquer que leurs parents ne peuvent pas travailler alors que d'autres réfugiés ont reçu une autorisation de travail". Il dénonce également la situation compliquée du logement au Luxembourg: "les responsables politiques doivent trouver des logements vides avec l'aide des communes ou des alternatives afin de fournir un toit à toutes ces personnes. Chaque enfant doit être protégé et pouvoir bénéficier de notre aide, sans faire de différence sur ses origines", conclut l'Ombudsman pour les enfants et ados.
En cas de problème ou de question, les enfants peuvent appeler le Kanner-Jugend-Telefon au 116 111. Les parents ont également une ligne qui leur est dédiée: 26 64 05 55. Plus d'infos sur http://okaju.lu.