
Comment pouvons-nous compenser financièrement ces dommages? C'est la question qu'a posée mardi le député vert Charles Margue au ministre des Finances, Pierre Gramegna, lors de l'heure des questions au gouvernement à la Chambre.
Depuis 2017, il existe une assurance complémentaire facultative pour le risque "inondations". Un peu plus de la moitié des ménages ont une couverture, selon Pierre Gramegna.
"Si j'étais dans le cas et que je n'avais pas une telle assurance, je me précipiterais. Pour 20 à 30 euros, vous pouvez couvrir 100.000 euros. Cela a toutefois été fixé à un prix trop bas, parce que les assurances pensaient qu'une telle catastrophe se produirait peut-être tous les dix ans. Nous constatons à présent que c'est presque le cas une fois par an. Le compte n'y est pas."
C'est pour cette raison que les assureurs ont déjà annoncé une augmentation des primes.
Sur le thème des assurances obligatoires, Pierre Gramegna se montre prudent. Son ministère examine actuellement des modèles à l'étranger sur les moyens d'arriver à ce que chaque ménage soit assuré en cas de catastrophes liées à la météo.
"Ce sont des pistes très intéressantes: l‘assurance contre les incendies et le crédit hypothécaire. Si quelqu'un prend un crédit pour acheter une maison, il serait intéressant de faire également une assurance."
Les assureurs estiment le préjudice subi après les dernières inondations cet été, entre 120 et 130 millions d'euros à ce jour. Ce serait allé vite et beaucoup serait déjà couvert, a expliqué le ministre. En cas de gros dégâts, des avances sont aussi versées.
Personne ne serait laissé au bord de la route, a réaffirmé le ministre des Finances. L'Etat a déjà mobilisé 150 millions d'euros pour venir en aide aux personnes privées et aux entreprises ainsi que pour remédier aux dégâts causés aux infrastructures publiques.