
Les cyberpirates ont également volé des données, avant de les encrypter et de demander une rançon aux victimes afin de les débloquer à nouveau. Ce type d'attaque, appelée "ransomware", a été utilisé afin d'intimider plusieurs sociétés luxembourgeoises.
Le Luxembourg a également enregistré un nombre conséquent d'attaques "phishing" ou d'arnaque au président qui consiste pour le fraudeur à contacter une entreprise cible, en se faisant passer pour le président de la société mère ou du groupe afin d'obtenir un virement confidentiel et urgent.
La connectivité durant la pandémie a fait augmenter ce phénomène, comme l'a expliqué la ministre de la Justice Sam Tanson dans une réponse à une question parlementaire des députés Di Bartolomeo et Biancalana (LSAP). Ils faisaient allusion à l'importante opération SKY de la police belge à laquelle des unités spéciales luxembourgeoises avaient également participé.
Lors de cette action, qui a permis de déchiffrés certains messages codés, les autorités belges ont mis la main sur 48 individus ainsi que 17 tonnes de cocaïne.
Selon la ministre, cette action pourrait avoir des suites au Luxembourg, si les autorités belges venaient à dénoncer des faits concernant le Grand-Duché. Dans ce cas, il faudrait vérifier si les preuves fournies sont autorisées dans la juridiction luxembourgeoise. Sam Tanson a expliqué aux députés que le Parquet n'avait, pour l'instant, pas encore été saisi par les autorités belges.