LuxembourgPourquoi bars et restaurants sont obligés de fermer

Thomas Toussaint
Pour la deuxième fois cette année, les établissements de restauration et les cafés vont devoir fermer. Une mesure qui divise les clients mais que le gouvernement justifie.

"Nous devons réduire au minimum les interactions entre les gens pour pouvoir regagner en liberté dans trois semaines", a déclaré Xavier Bettel avant de présenter le projet de reconfinement partiel. Les premiers touchés sont certainement les activités de loisirs, qui devraient fermer ce jeudi 26 novembre.

Outre les cinémas et salles de sports, c'est surtout la fermeture des bars et restaurants qui est critiquée. Notamment sur les réseaux sociaux, où les messages d'incompréhension et de colère se multiplient depuis lundi.

"Je ne trouve pas juste que les magasins soient ouverts le dimanche après-midi et que les restaurants doivent fermer"; "Les restos respectent bien les règles"; "Pourquoi fermer les restaurants et cafés, pourquoi privilégier les magasins et les grandes surfaces ?", écrivent certains de nos lecteurs, perdus et en colère face à la stratégie du gouvernement.

LES RÈGLES ÉTAIENT RESPECTÉES, MAIS...

Au sein de l'équipe gouvernementale, tout est clair. "Le secteur de l'horeca n'est pas un "hotspot"", a assuré Xavier Bettel. "Ils ont fait tous les efforts nécessaires" a même expliqué le Premier ministre, reconnaissant le sérieux du secteur depuis le déconfinement du printemps et les mesures déjà imposées (couvre-feu, distanciation, limite du nombre de couverts par table, soutien au télétravail...).

"Mais c'est à table que le risque de contamination est grand" puisque le masque et la distanciation ne peuvent pas y être respectés, contrairement à la plupart des autres commerces. "Si une personne sur quatre est malade à table, il y en aura trois de plus et leurs familles tomberont malades aussi" a-t-il prévenu. Or la situation dans les hôpitaux et le grand nombre de nouveaux cas sont les deux facteurs qui ont motivé le gouvernement à penser ce confinement partiel.

Le "coup de frein à main" du gouvernement reste néanmoins critiqué, notamment de par son caractère sélectif: les cantines scolaires restent elles ouvertes. Une incohérence pour de nombreux résidents. Mais pour le gouvernement, la distanciation est plus facile à mettre en place à l'école que dans les restaurants. "Dans ces endroits, on peut garder une distance de deux mètres entre les élèves", a glissé le Premier ministre.

Pendant ces trois semaines de confinement partiel, jusqu'au 15 décembre, c'est donc via la vente à emporter que les restaurants pourront continuer à (sur)vivre.

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