
Dans sa réponse à une question parlementaire, la ministre de la Mobilité Yuriko Backes a largement laissé la parole au patron de la compagnie nationale, tout en réaffirmant son soutien et sa compréhension pour les difficultés rencontrées par Luxair.
Gilles Feith rappelle qu’une compagnie aérienne est, par nature, régulièrement confrontée à des imprévus techniques ou à des conditions météorologiques défavorables. "Malgré cela", assure-t-il, "des efforts constants sont menés pour améliorer l’expérience des passagers, notamment à travers l’optimisation de la flotte et des infrastructures du Findel".

Selon les chiffres communiqués, le taux d’annulations a légèrement augmenté, passant de 1,26 % à 1,77 %, dans un contexte où le nombre total de vols a lui aussi progressé. Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs. Certains aéroports étrangers ne disposent pas toujours des moyens techniques nécessaires pour intervenir rapidement en cas de problème, en particulier sur les appareils de la flotte Q400. Dans ces situations, il peut être plus judicieux de faire revenir l’avion au Findel lorsque qu’un incident survient en vol.
D’autres causes échappent totalement au contrôle de la compagnie, souligne encore le directeur général. Les conditions météorologiques, les mouvements de grève ou encore la suspension de la ligne vers Dubaï en raison du conflit au Proche-Orient ont également contribué à ces perturbations. Luxair affirme travailler en continu sur l’amélioration de ses plannings, de ses procédures techniques et de la gestion de sa flotte afin de réduire les retards et les annulations à l’avenir.
Malgré ces défis, la compagnie reste, selon Yuriko Backes tout comme selon Gilles Feith, "un ambassadeur essentiel" du Luxembourg et de son centre financier, un rôle que Luxair entend continuer à assumer malgré un contexte international et opérationnel parfois complexe.