
Pour satisfaire ses ambitions politiques, il faut des majorités politiques, c'est avec ces mots que la coprésidente des Verts, Djuna Bernard, a défendu la politique de son parti au sein du gouvernement, jeudi matin sur RTL Radio. La taxe CO2, les investissements publics, par exemple les primes à l'achat de vélos, tout cela montre que le gouvernement prend aussi des mesures en faveur de la transition écologique et de l'environnement. Mais il faut poursuivre les efforts. Le Luxembourg s'est fixé des objectifs climatiques ambitieux et il faut à présent les mettre en oeuvre avec les différents secteurs. C'est pourquoi nous devrions maintenant être ambitieux, mais pour ce faire, nous avons aussi besoin de majorités politiques, explique Djuna Bernard.
La députée ne partage pas l'avis de la nouvelle présidente de Cargolux, Christianne Wickler, qui a déclaré sur Radio 100,7, que beaucoup de ce que nous avons au Luxembourg, doit être transporté par avion. Il faut arriver à une mutation dans le secteur aérien, selon Djuna Bernard. Quand une personne "verte" se trouve à la tête de Cargolux, on s'attend à une position plus sensible et ouverte en termes de vols plus durables. Selon Djuna Bernard, la nomination de Christianne Wickler n'était pas une nomination politique partisane. Elle a ajouté: „Je suis très convaincue par Madame Wickler. C'est pourquoi je plaiderais pour lui donner une chance". En même temps, la coprésidente du parti "déi Gréng" s'est clairement distanciée de la plateforme internet "Expressis Verbis", un site qui publie des contenus critiques et douteux par rapport au coronavirus, et dont Chrsitianne Wickler a démissionné de la présidence cette semaine seulement. De manière générale, Djuna Bernard soutient des critères plus précis pour l'attribution des postes au sein des conseils d'administration.
A propos des critiques récemment exprimées par le coprésident des Verts, Meris Sehovic, sur la faible imposition d'Amazon, Djuna Bernard a déclaré qu'il n'était pas interdit à un président de parti de faire avancer ses idées politiques et de chercher des alliances. Le débat fiscal a été lancé dès l'été dernier et va se poursuivre. „Nous, en tant que Gréng, nous allons réclamer lors des discussions une taxation plus forte des multinationales", a ajouté Djuna Bernard.