
La deuxième phase de la campagne de vaccination a été lancée, les personnes de plus de 75 ans ainsi que les adultes considérés comme hautement vulnérables seront invités à se faire vacciner dans les prochaines semaines. Les prochaines phases incluront à chaque fois en parallèle certaines catégories d'âges ainsi que les personnes atteintes de maladies bien spécifiques.
Alors que l'Etat connaît l'âge des citoyens, il ne dispose pas de leurs données médicales et de leur état de santé. Afin de permettre aux malades de recevoir leur invitation à la vaccination, c'est l'hôpital dans lequel ils sont traités qui s'occupera de les envoyer.

Luc Feller, Haut-Commissaire à la Protection nationale, explique que "les médecins eux-mêmes, dans les prochaines phases, pourront délivrer une certification comme quoi certaines personnes sont vulnérables et se qualifient pour telle ou telle phase. Ce sera simple et rapide, le médecin devra simplement rentrer le matricule du patient dans une base de données dédiée". Les patients devront toutefois se rendre chez leur médecin ou solliciter une téléconsultation afin d'en faire la demande.
Les vaccins étant relativement rares de nos jours, aucune dose ne sera gaspillée, selon Luc Feller. Le rôle important des pharmaciens dans les centres de vaccination est de veiller à bien préparer le nombre de doses nécessaires en fonction des patients présents.
"Si plusieurs personnes ne devaient pas se présenter au rendez-vous, et qu'il reste une dose, elle sera proposée en premier aux professionnels de la santé qui sont sur place car ils font partie de la catégorie prioritaire. S'ils ont déjà été vaccinés ou s'ils ne souhaitent pas recevoir d'injection, le personnel administratif du centre pourra alors choisir de bénéficier du vaccin. Sinon, d'autres personnes peuvent être invitées en dernière minute sur place comme des médecins ou des pharmaciens qui seraient à proximité".
Luc Feller explique que cela ne se produit néanmoins plus très souvent, puisque l'arrivée du vaccin AstraZeneca a facilité la gestion des stocks. En cas de besoin, ce produit peut se converser sans problème jusqu'au lendemain. C'est ce vaccin qui est prioritairement utilisé en fin de journée afin d'éviter une situation compliquée à gérer avec les autres vaccins qui doivent être injectés assez rapidement.
Le choix du vaccin ne revient néanmoins pas au citoyen puisque c'est une décision prise par le médecin en charge des patients avant la vaccination et qui se base sur les indications du producteur et du Conseil supérieur des maladies infectieuses.