LuxembourgPlus de 1.000 réfugiés ukrainiens ont déjà obtenu la protection temporaire

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Plus de 4.000 demandes de protection temporaire ont été déposées au Luxembourg par des réfugiés en provenance d'Ukraine. Parmi celles-ci, 1.040 ont abouti. Les arrivants sont hébergés dans 17 structures.
© WOJTEK RADWANSKI / AFP

Rien que la semaine dernière, 350 personnes arrivées d'Ukraine ont introduit une demande de protection temporaire au Grand-Duché. La semaine précédente, il s'agissait d'un nombre à quatre chiffres, a précisé lundi le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn.

Ces réfugiés sont hébergés dans 17 structures. Il s'agit principalement d'hôtels répartis dans tout le pays. Jean Asselborn a ajouté que près de 90% d'entre eux ont la nationalité ukrainienne. Mais les autres personnes, qui habitaient en Ukraine et ont dû fuir le pays, peuvent aussi recevoir une protection au Luxembourg. Pour le député ADR Fernand Kartheiser, il serait difficile de comprendre pourquoi ces personnes ne peuvent pas aller dans, je cite, "leur" pays.

RTL-Archiv.
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Lors de la séance conjointe des Commissions de l'Immigration, de l'Education et de la Famille, le député a demandé au ministre des Affaires étrangères combien de personnes étaient concernées. Environ 11% des personnes arrivées au Luxembourg après avoir fui l'Ukraine, n'ont pas la nationalité ukrainienne.

Ce qui représente plus ou moins 400 personnes. Selon l'ADR, il faudrait examiner qui doit vraiment rester ici parce qu'il a besoin d'une protection et qui peut rentrer dans un autre pays. Nous aurions un problème de places au Grand-Duché, d'après Fernand Kartheiser, de sorte que ceux qui peuvent rentrer dans leur pays d'origine dans des conditions sûres, devraient le faire.

L'OFFICE NATIONAL DE L'ACCUEIL RENFORCÉ

Si des gens veulent retourner dans leur pays d'origine, alors la Direction de l'Immigration les y aidera, a répondu le ministre des Affaires étrangères.

Jean Asselborn aurait lui-même plaidé à Bruxelles pour qu'on n'en arrive pas, à la frontière de l'Europe, à la situation négative, qu'il soit dit qui entre et qui n'entre pas sur base de la nationalité ou de la couleur de la peau ou d'autres critères tels que la religion. "Ca, ça ne va pas", a affirmé le ministre. Au Luxembourg, tout le monde sera traité de la même manière.

Pour répondre à la forte demande, une quarantaine de personnes ont été recrutées à l'ONA, l'Office national de l'accueil. Actuellement, les capacités seraient en général encore suffisantes. 80% des lits de primo-accueil sont toutefois déjà occupés. La députée du parti déi Lénk, Nathalie Oberweis a salué le fait que des initiatives privées pour l'accueil des réfugiés soient aussi soutenues.

Elle souhaiterait toutefois que cela ait été pareil pour d'autres crises de réfugiés. On remarquerait désormais une différence essentielle, à savoir que de très nombreux particuliers accueillent des personnes qui ont dû fuir. Ce serait aussi la première fois que le ministère soutient véritablement de telles initiatives.

PRISE EN CHARGE MÉDICALE ASSURÉE

De son côté, le CSV demande une aide concrète pour les communes qui ont ouvert de grandes structures d'accueil. Et des procédures rapides pour préparer des habitations disponibles pour les réfugiés, selon la coprésidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen. Tout le monde ferait son possible, mais ce serait difficile, notamment à cause des nombreux arrêts maladie liés au Covid, a expliqué le ministre des Affaires étrangères.

Des solutions seraient actuellement recherchées afin de pouvoir héberger des réfugiés à plus long terme. Le Centre de traductions au Kirchberg doit aussi être aménagé à cette fin. L'objectif serait très clairement qu'ils soient retirés des grandes structures, qui servent plutôt pour le primo-accueil.

Jean Asselborn a encore expliqué que tout réfugié en provenance d'Ukraine qui arrive au Luxembourg, peut se rendre à la Maison médicale du Val Fleuri à Luxembourg, indépendamment du fait qu'il ait des papiers ou une assurance maladie. Là, il n'a rien à payer, c'est pris en charge par la Santé. Dès que les gens obtiennent la protection temporaire, leur prise en charge médicale est assurée par l'ONA.

Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL:

Temporär Protektioun fir 1.040 Leit aus der Ukrain
Ënnert méi wéi 4.000 Demanden fir eng temporär Protektioun sinn antëscht era gaangen. A 17 verschiddene Strukturen sinn d'Leit ënnerbruecht.

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