
Ces résultats ont également été publiés dans la revue spécialisée de renommée internationale du British Medical Journal Open. Cette étude a pour but de découvrir quels profils de patients sont associés à une évolution plus compliquée de la maladie Covid-19. C'est dans ce contexte que l'état de santé et les symptômes de patients atteints de Covid-19 ont été relevés plusieurs fois par jour en plus de prélèvements biologiques au début de la maladie ainsi qu'après trois semaines.
556 patients, dont l'âge moyen et de 39 ans, ont participé jusqu'à présent à cette étude. Les résultats préliminaires montrent que la grande majorité des participants ont été touchés par peu ou pas de symptômes de la maladie. Dans 26 pourcents des cas de la fièvre est décelée, suit la toux pour 23 pourcents ainsi que le nez qui coule chez 12 pourcents des participants. Les facteurs à risque les plus répandus sont le tabagisme (18%), l'asthme (5,4%), le diabète (4,7%), les maladies cardio-vasculaires chroniques (3,6%) et l'obésité (3,3%).
Chez 245 participants, des enregistrements de la voix ont également été effectués afin d'analyser les changements des caractéristiques vocales suivant l'évolution de la maladie. Des "biomarqueurs" vocaux ont ainsi été souvent découverts chez les patients atteints du Covid-19. Les chercheurs les associent à certains syndromes des voies respiratoires, de la fatigue, de la peur et des émotions négatives.
Le Luxembourg Institute of Health est très satisfait de ces résultats, mais les chercheurs lancent un appel aux personnes récemment testées positives au coronavirus afin qu'elles participent également à l'étude. Le CHL sera également sollicité afin d'intégrer également les enfants aux participants. C'est le LIH qui contactera les potentiels nouveaux candidats à l'étude, il ne faut donc pas les appeler pour participer.
Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé Lëtzebuerg: