Couac à la Cour"Personne ne veut écarter la Grande-Duchesse"

RTL Infos
Les derniers mois ont été mouvementés au sein de la Cour grand-ducale où les recrutements se poursuivent. Yuriko Backes, Maréchale de la Cour, a assuré à RTL ce mercredi qu'elle n'a pas validé l'interview accordée par le couple grand-ducal à "Paris Match".

Le grand-duc Henri et la grande-duchesse Maria Teresa ont fêté leurs noces d'émeraude (40 ans de mariage) le jour de la Saint-Valentin et tous deux avaient accordé une interview à la revue Paris Match.

Parue dans la presse il y a deux semaines, l'interview a fait son effet "people" pour les confessions décrochées. "Face aux obstacles", il faut "se dire que l’amour vaincra toujours", a expliqué Henri. Mais l'interview a aussi fait des vagues dans le monde politique luxembourgeois. Maria Teresa laisse transparaître sa déception quant à la place désormais laissée à l'épouse du Grand-Duc au sein de la Maison du Grand-Duc.

"Tenter de réduire l’institution grand-ducale à un unique représentant de type présidentiel, c’est l’amputer. Alors que le Luxembourg se veut exemplaire en matière d’égalité entre hommes et femmes, il y a sans doute une forme de misogynie à vouloir effacer l’épouse du grand-duc", estime la Grande-Duchesse dans Paris Match. Elle dit qu'elle ne "se permettrait jamais de se revendiquer l’égale de mon mari mais à cette phrase: "(...) mais de là à m’écarter de toute décision au sein d’une institution pour laquelle j’ai œuvré vingt ans".

la Maréchale de la Cour a confirmé ce mercredi matin à RTL Radio qu'elle "n'a pas validé" l'interview malgré le fait qu'elle soit responsable de la communication de la Cour. Elle enfonce le clou et dit clairement qu'elle "ne l'aurait sans doute pas validé, non." Yuriko Backes n'a pas souhaité commenter les propos tenus dans cet entretien sur la place publique.

Elle précise simplement le rôle de la Grande-Duchesse "n'est pas de s'occuper du management quotidien d'une administration".

Et pour "le Grand-Duc, le rôle de sa femme est très important. C'est normal et c'est le cas dans d'autres monarchies également". Yuriko Backes souligne que "personne, et surtout pas moi, ne veut écarter la Grande-Duchesse d'aucune manière; Bien au contraire, un bureau est dédié aux activités de la Grande-Duchesse au sein de la Maison du Grand-Duc. Elle a du soutien et du personnel pour l'aider. Et je suis là pour la soutenir aussi. Tout comme le bureau directeur du Maréchal de la Cour, tout le département et la communication sont là pour la soutenir. Ce qui signifie que personne ne veut l'écarter".

"LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL EST EXTRÊMEMENT IMPORTANT"

L'invitée de la rédaction de RTL a préalablement expliqué que l'organisation interne de la Cour a été complètement revue avec un personnel adéquat ainsi qu'une gestion budgétaire plus moderne grâce à l'arrêté grand-ducal du 9 octobre 2020 qui a permis de mettre en place une administration "à laquelle on travaille pour que le Grand-Duc puisse exercer ses fonctions de chef de l'Etat" dans les meilleures conditions.

Aucune démission n'a été constatée depuis l'arrivée de Yuriko Backes à la Cour assure-t-elle: "Le bien-être au travail est extrêmement important pour moi". Son objectif créer un climat de "sérénité" et de "stabilité".

La gestion du personnel a d'ailleurs bien évolué, tous les collaborateurs travaillent désormais dans la fonction publique alors que le recrutement n'est pas encore tout à fait terminé. "Il y a beaucoup de candidatures pour les différents postes, les personnes intéressées et intéressantes ne manquent pas, mais nous prenons le temps de choisir les candidats qui correspondent le mieux aux différents postes à pourvoir", comme l'explique la Maréchale de la Cour.

Elle a désormais, en tant que chef d'administration, la compétence de recruter le personnel. Volet dont s'est parfois occupée la Grande-Duchesse par le passé. Mais ça, c'était avant le rapport Waringo.

Á lire aussi notre article"Un an après le rapport Waringo, des améliorations sont toujours attendues"

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