
Une pénurie de docteurs existe bel et bien dans de nombreuses spécialisations au Luxembourg, le monde de la médecine du travail est particulièrement touché.
L'association ALSAT (Association luxembourgeoise de santé au travail) a précisé dans un communiqué que 25 médecins du travail manquaient au Luxembourg, sans oublier tous ceux qui prendront bientôt leur retraite, et demande que des études appropriées soient instaurées à l'Uni.lu.
Le président de l'ALSAT, le docteur Marc Jacoby, explique que la médecine du travail est surtout préventive. Le travail ne doit pas provoquer de maladie, et si des problèmes de santé existent chez un salarié, ils ne doivent pas être aggravés par le travail. Il souligne également que les problèmes psychosociaux sont de plus en plus présents dans le domaine professionnel.
La loi prévoit un médecin du travail pour 5.000 salariés. En réalité, dans certains services, on constate la présence d'un médecin pour 8.000 salariés, selon la vice-présidente de l'ALSAT, le docteur Nicole Majery: "cela implique donc des retards, dans les conseils prodigués aux entreprises, dans les examens médicaux que nous devons entreprendre, ce qui a évidemment des conséquences légales, aussi bien pour le salarié que pour l'entreprise".
La demande de rendez-vous est également supérieure à ce que les médecins sont en mesure d'offrir. Un problème qui pourrait être résolu au niveau politique, la spécialisation en médecine du travail devrait pouvoir être suivie à l'université, selon l'ALSAT.
En principe, une décision pourrait être prise ce mardi. La spécialisation en médecine du travail dure quatre ans mais les étudiants pourraient déjà intervenir après six mois d'études et ainsi soulager les services saturés.