
Ce week‑end, les températures devraient de nouveau chuter. Dans ces conditions, les routes risquent évidemment de devenir glissantes, ce qui rend le salage nécessaire. Cela peut s’avérer problématique pour l’environnement. Mais il manque des alternatives efficaces, explique le ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, ce mardi dans sa réponse à une question parlementaire du député CSV Charles Weiler.
Depuis des décennies, des alternatives sont recherchées, mais jusqu’à présent rien n’a été trouvé qui soit à la fois aussi efficace pour le service hivernal et totalement respectueux de l’environnement. Toutefois, les lieux et les quantités de sel répandues font l’objet d’une analyse chaque année, assure le ministre. Il ajoute que des quantités excessives de sel peuvent certes avoir un impact négatif sur la nature, les humains et les animaux, mais que c’est rarement le cas avec le sel de déneigement. Pour les sols, un impact n’apparaît qu’en cas de concentrations très élevées de sel, c’est‑à‑dire directement au bord des routes, et seulement de manière temporaire. Au Luxembourg, les fortes pluies hivernales font que le sel est rapidement rincé, et la plupart des plantes sont moins sensibles à des concentrations élevées de sel pendant l’hiver, puisqu’elles se trouvent alors en repos végétatif.
Pour le gibier et les oiseaux, le sel peut être attractif, ce qui accroît le risque d’accidents de la route. Il n’existe toutefois aucun chiffre à ce sujet. Il en va de même pour les plantes, comme les arbres au bord des routes, qui pourraient avoir une durée de vie plus courte en raison d’un excès de sel. Mais aucune étude sur le sujet n’existe.
La quantité de sel qui se retrouve dans les cours d’eau reste par ailleurs en dessous des limites fixées, même en hiver. Il en est de même pour l’eau potable.