Santé mentaleOù en sont les remboursements des psychothérapeutes par la CNS?

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Les négociations entre Fapsylux, l'association des psychothérapeutes, et la CNS, qui durent depuis des années, se concentrent en ce moment sur la tarification des séances.
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L'association des psychothérapeutes a envoyé au début du mois de mars des recommandations tarifaires à ses membres, soit plus de 500 spécialistes de la santé mentale. Un montant de 175 euros par séance a été communiqué. Pour la présidente Delphine Prüm, il s'agit d'un message clair à la CNS: "c'est notre prix pour une séance, nous n'irons pas travailler pour moins que cela. C'est ce que nous faisons de toute façon pour le moment. Pourquoi discuter et accepter des compromis si rien ne change?"

Ce montant se base d'abord sur le temps passé par le thérapeute avec un patient pendant une séance: "afin de prester ces heures, nous avons besoin d'un temps de préparation ainsi que d'un temps de débriefing après la séance. Nous sommes également en contact avec le patient entre les séances, il faut faire des recherches, etc. Nous avons un métier qui ne nous permet pas de recevoir des patients 40 heures par semaine".

Pour le président de la CNS, cette recommandation tarifaire est risquée et pas tout à fait appropriée: "nous n'avons délibérément pas annoncé de montant car notre mission est de financer les psychothérapies de nos assurés et non pas de payer un supplément aux psychothérapeutes par rapport à ce qu'ils touchent déjà. Si ces tarifs se sont stabilisés ces dernières années, c'est plutôt une bonne référence, car ce prix a été ainsi appliqué par les spécialistes pendant toutes ces années", indique Christian Oberlé. 

Avec ces conceptions concernant les tarifs proposés par Fapsylux, le président de la CNS est d'avis qu'il faudrait remettre en question tous les aspects des négociations où des accords ont déjà été trouvés jusqu'à présent: "de plus, ces tarifs se situent au dessus de ce que certains médecins, dont le niveau d'études est plus élevé, touchent au Luxembourg, nous ne pouvons pas aller dans ce sens, cela provoquerait un déséquilibre du système. Leurs attentes sont deux fois plus élevées que ce que les psychothérapeutes touchent à l'étranger. Cela impliquerait un appel d'air que nous ne pouvons pas supporter à la caisse de santé".

Trois nouveaux rounds de négociations sont prévus entre la CNS et Fapsylux jusqu'au mois de mai.

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