Services de secoursNouvel objectif: intervenir sur les lieux d'un accident dans les 15 minutes

RTL Infos
Jeudi matin, la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding, était sur RTL, où elle a présenté le nouveau Plan national d'organisation des secours.

Quel que soit l'endroit du pays où un accident se produit, les services de secours ne doivent pas avoir besoin de plus d'un quart d'heure pour arriver sur les lieux. C'est l'objectif du nouveau plan national d'organisation des secours (PNOS). Il s'agit d'une sorte de boussole pour le développement du CGDIS, a déclaré la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding, jeudi matin sur RTL Radio. Actuellement, les services de secours sont sur les lieux de leur intervention en moins de 15 minutes dans 78% des cas. Il faudrait que ce chiffre atteigne 90-95% et cela pour l'ensemble du territoire. Dans le nord du pays, les distances sont encore plus longues, mais c'est précisément pour cela que le PNOS a été envisagé, afin de pouvoir garantir le service dans tout le pays. Une consultation est toujours en cours avec 102 communes qui sont invitées à rendre un avis dans les trois mois. Ces avis seront ensuite traités dans un document, avant que le nouveau plan n'entre en vigueur. "C'est un investissement dans la sécurité civile. C'est un investissementdans la population," a ajouté Taina Bofferding.

Des accidents aux maladies en passant par des canicules ou une tornade

Sur 500 pages, le plan dresse un inventaire de toutes les sortes de risques auxquels le Luxembourg est confronté, fixe des objectifs politiques et propose des mesures pour pouvoir atteindre ces objectifs, résume la ministre de l'Intérieur.

Les gens sont confrontés au quotidien à des petits et aussi à des grands défis, tels que des accidents, des maladies graves. De surcroît, il y a des situations plus inhabituelles comme de gros incendies, la tornade de 2019 ou encore la pandémie. Il y a aussi des canicules, de longues périodes de sécheresse ou de longues périodes de froid extrême, dont on ne réalise peut-être pas qu'elles pourraient constituer un risque, selon Taina Bofferding.

Par ailleurs, il ne faudrait pas oublier que les activités des secours sont aussi en relation directe avec le nombre de personnes qui habitent dans le pays et qui traversent chaque jour nos frontières pour venir travailler au Luxembourg. L'industrie continue aussi à se développer et tous ces aspects doivent être pris en considération, explique la ministre de l'Intérieur.

"Il n'y a pas de sécurité civile à tarif nul"

"Je veux dire maintenant très clairement qu'il n'y a pas de sécurité civile à tarif nul," déclare Taina Bofferding. Pour mettre en application ces objectifs politiques, nous avons principalement besoin de trois choses: du personnel, des infrastructures et des moyens financiers. Ces prochaines années, le budget sera réévalué de 8%, ce qui correspondra à 10 millions d'euros par an. A titre d'exemple, pour l'année 2021, le CGDIS dispose d'un peu plus de 133 millions d'euros.

Les formations sont extrêmement importantes

Pour fonctionner, nous n'avons pas seulement besoin de gens qui sont disponibles, mais aussi de gens qui ont les bonnes formations et qui savent ce qu'ils font. Le Plan national d'organisation des secours se réfère en ce sens à l'importance des formations, mais n'en dicte pas le contenu. Les formations sont un défi et un devoir permanents, où il est aussi tenu compte des recommandations internationales. Par exemple en cas d'incendie de voitures électriques. Là, le CGDIS a immédiatement réagi et a adapté la formation. Ici aussi, il est important de continuer à investir. Les volontaires restent le pilier du CGDIS. Leur encadrement est d'ailleurs défini dans le PNOS.

Le CGDIS a encore besoin d'investissements

Le CGDIS aura seulement trois ans en juillet. Les premières années ont été marquées par des incidents: des pannes du système informatique, où des factures d'ambulances n'avaient pas été réglées avec la CNS, un véhicule qui avait brûlé sur un champ lors d'une intervention et des incendies industriels qui avaient mené à des pollutions environnementales. Les discussions pour apporter des améliorations, vont encore être menées à part, précise la ministre de l'Intérieur. Il faut prendre en compte le fait que le GGDIS est encore une jeune structure, qui est en phase de reconstruction et qui a toujours besoin d'investissements, selon Taina Bofferding.
La réforme en tant que telle n'a jamais été remise en question par des experts internationaux. Des recommandations ont été faites, par exemple, pour améliorer la communication interne, et nous y travaillons activement, a ajouté la ministre.

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