
"Nous devons surmonter cette crise ensemble et éviter d'entraver davantage la liberté de circulation à la frontière." Par ces mots, Jean Asselborn a rappelé à l'ambassadeur d'Allemagne, Heinrich Kreft, que le Luxembourg attendait une coopération entière et honnête de ses voisins, dont les recommandations sanitaires ont identifié le Luxembourg comme un pays où l'épidémie est inquiétante.
Cette semaine, l'Allemagne a annoncé rendre obligatoire le dépistage des personnes en provenance d'un pays à risque. Or, du point de vue allemand, le Luxembourg figure parmi ces pays. Le ministre des Affaires étrangères s'est donc chargé de rappeler que le Grand-Duché avait une politique volontariste de tests peu prise en compte par les autorités sanitaires étrangères.
"Dans le cadre des tests à grande échelle, le Luxembourg enregistre de nombreux cas asymptomatiques qui n'auraient pas été identifiés sans dépistage. Les près de 200.000 frontaliers sont également systématiquement invités à participer au test au Luxembourg" détaille le ministère de Jean Asselborn.
"Au niveau européen comme mondial, le Luxembourg est leader avec plus de 12.000 tests réalisés pour 100.000 habitants sur une période de 7 jours" ajoute le ministère. "Le Luxembourg s'appuie sur une stratégie approfondie et systématique pour enregistrer le plus grand nombre de cas possible, pour tracer et briser les chaînes d'infection grâce à la recherche analogique des contacts."
Jean Asselborn a notamment insisté sur l'intérêt de sauvegarder les accords européens de libre-circulation, mis à mal par la crise.