
Depuis le 16 septembre, l'Allemagne contrôle ses frontières avec le Luxembourg, le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas. Ses frontières avec la Pologne, la République tchèque, l'Autriche et la Suisse étaient déjà contrôlées depuis plus longtemps. A la frontière avec la France, des contrôles ont été instaurés depuis les Jeux Olympiques de Paris. Ces mesures sont désormais appliquées pour six mois.
A propos de ces contrôles menés à la frontière avec le Luxembourg, le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, a indiqué qu'il voudrait souligner une fois de plus lors du Conseil européen à Luxembourg que le Grand-Duché ne trouve pas que les contrôles aux frontières au sein de l'Union européenne soient une bonne chose.
Ce n'est pas l'esprit de Schengen. Il estime que les Etats membres devraient travailler ensemble au renforcement des frontières extérieures de l'Union.
Le bilan à ce jour, côté luxembourgeois: "Au tout début, une ou deux personnes sont arrivées, que les autorités allemandes n’ont pas laissé entrer. Parce qu'il n'existe aucune base légale à cette fin entre le Luxembourg et l'Allemagne, nous avons donné des instructions claires selon lesquelles nous n'accepterons plus quiconque serait rejeté par les autorités allemandes. Mais c'était une ou deux personnes tout au début, depuis lors, nous n'avons plus eu connaissance d'aucun cas de ce type."
Les autorités luxembourgeoises sont toujours régulièrement en contact avec la police et les responsables politiques allemands, notamment à cause des embouteillages sur l'A64, provoqués par les contrôles.