Michel Reckinger"Nous avons l'impression que le ministère du Travail est l'antichambre de l'OGBL"

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Mercredi matin, Michel Reckinger, le président de l'UEL, l'Union des entreprises luxembourgeoises, était l'invité de la rédaction de RTL. Il a été beaucoup question de réduction du temps de travail.

"Il s'agit ici du principe du dialogue social et le ministre du Travail, Georges Engel, aurait une vision très sélective, qui serait différente de la nôtre en tant que patronat", a déclaré le président de l'UEL mercredi sur RTL.

C'est pourquoi les représentants des employeurs n'auraient pas assisté à la présentation de l'étude sur la réduction du temps de travail. L'invitation serait arrivée trop tardivement. Ils n'auraient reçu aucun document pour se préparer. Il n'y aurait pas de véritable dialogue avec le ministre. Ce dernier aurait dit lui-même dans l'émission "Background", qu'il ne devait "demander à personne pour faire des lois." Le ministre Engel s'est dit aussi "le ministre des travailleurs". Mais ce n'est pas correct. Il est celui du "Travail". "Et cela comprend deux partenaires, il y a les salariés mais aussi les entreprises." Comme pour son prédécesseur, Dan Kersch, "nous avons l'impression que le ministère du Travail est l'antichambre de l'OGBL." On y veillerait à "faire passer en force le programme de l'OGBL." Même le LCGB aurait dit qu'il n'était pas impliqué dans le dialogue social.

"Il ne faudrait pas discuter de la réduction du temps de travail, mais de la flexibilité du temps de travail", souligne Michel Reckinger. Ce serait véritablement dans l'intérêt de la compétitivité et de l'attractivité du Luxembourg. C'est pour cela aussi qu'il faudrait moderniser la loi sur le travail. Le représentant du patronat met également en garde: si le temps de travail est réduit de 10%, nous aurons besoin de plus de salariés pour faire le travail au Grand-Duché. Où trouverons-nous ce personnel? Et cela aura à nouveau un impact négatif sur le trafic et le logement.

L'affirmation, dans l'étude, selon laquelle on travaillerait plus au Luxembourg que dans les pays voisins, est aussi rejetée par Michel Reckinger. Les chiffres seraient dépassés. Des chiffres de 2016 auraient été utilisés, alors que ceux de 2022 étaient disponibles. Entretemps, des jours de congé et un jour férié ont été ajoutés. Si bien que "le Luxembourg serait aujourd'hui à la quatrième place en Europe des pays, où l'on travaille le moins."

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