Semaine de 38h, +200€/mois au salaire minimum...Ce que le LSAP veut changer au Luxembourg

Carine Lemmer
adapté pour RTL Infos
Mardi matin, le LSAP a présenté ses propositions en faveur d’un monde du travail juste et humain.
Claude Haagen, député et vice-président de la commission parlementaire du Travail, Georges Engel, président du LSAP et député, Yolande Koster-Kaiser, présidente des Stater Sozialisten et membre de la direction du parti.
Claude Haagen, député et vice-président de la commission parlementaire du Travail, Georges Engel, président du LSAP et député, Yolande Koster-Kaiser, présidente des Stater Sozialisten et membre de la direction du parti.
© Carine Lemmer

"Il faut pouvoir vivre d’un emploi à temps plein au Luxembourg. Le salaire minimum doit donc être substantiellement augmenté : d’abord de 100 euros, puis encore une fois de 100 euros, en deux étapes. La question de savoir comment la deuxième hausse sera assumée par les entreprises devra être examinée", a déclaré mardi lors d'une conférence de presse le président du LSAP et député Georges Engel. Plusieurs pistes existent. Le LSAP ne réclame pas non plus une augmentation du salaire minimum de 300 euros comme les syndicats, mais bien de 200 euros.

Le LSAP estime en outre que le salaire minimum devrait être adapté chaque année à l’évolution générale des salaires, et pas seulement tous les deux ans, comme c'est le cas aujourd'hui. Pour les retraites, cet ajustement est déjà effectué annuellement.

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Le travail ne devrait pas être envisagé uniquement sous l’angle économique. Il contribue aussi à la cohésion sociale et est synonyme de qualité de vie et de santé. Le LSAP plaide donc toujours en faveur d’une sixième semaine de congés dans le secteur privé, laquelle existe déjà dans la fonction publique. Les écarts entre le secteur privé et le secteur public ne doivent pas continuer de se creuser. Les socialistes maintiennent également leur revendication d’une réduction du temps de travail et de l'instauration de la semaine de 38 heures.

Selon le LSAP, "le travail a un avenir", mais seulement s’il est encadré. Des limites claires sont nécessaires afin que la numérisation ne prenne pas le dessus. Une réflexion nouvelle et innovante est indispensable. "Les ordinateurs ne paient ni impôts ni pensions". Il faut donc une nouvelle politique fiscale, avec notamment une taxe sur le travail robotique, une imposition accrue du capital et une taxation plus élevée des bénéfices.

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