
Selon lui, le travail jusqu'à présent se déroule de manière intensive avec de nombreuses discussions constructives entre les différents ministères. Sa mission est de faire en sorte que le programme de coalition soit appliqué dans la réalité.
Pour Luc Frieden, la coalition CSV-DP traite le patronat avec beaucoup d'amabilité, et si tout le monde a surtout parlé de la loi controversée de l'interdiction de la mendicité dans la capitale, la première mission du gouvernement était avant tout de redonner du pouvoir d'achat à tous les citoyens. Une mesure sociale donc, mais avec une approche plus sophistiquée car "l'argent doit d'abord être gagné avant de pouvoir être redistribué", martèle le Premier ministre, "sans croissance et sans entreprises qui embauchent, pas d'État social. Notre système de pensions est basé sur une forte croissance, et je souhaite une discussion ouverte et étendue sur le sujet. Les débats controversés sont importants pour la démocratie, et le fait d'ignorer un problème serait la preuve que je ne veux pas prendre ma responsabilité, ce qui n'est donc pas le cas".
La simplification administrative ainsi qu'un allègement des procédures dans le logement font partie des travaux concrets du gouvernement. Une loi est prévue dans ce sens avant l'été, à l'avenir chaque petit changement ne devra plus passer par un permis de construire.
En ce qui concerne les aides financières, tout le monde ne pourra dorénavant plus tout recevoir, les subventions seront distribuées de manière plus ciblée, mais le Premier ministre est resté relativement vague sur le sujet. Seul le budget de la Défense ne fera pas l'objet d'économies: "en temps de guerre, les dépenses augmentent malheureusement, l'Ukraine a besoin de notre aide. Il s'agit de démocratie et de valeurs qui nous touchent tous, c'est aussi notre guerre", a répété Luc Frieden.
L'interview de Luc Frieden en vidéo: