Pétition et débat publicMalgré la demande, le contrôle technique ne changera pas au Luxembourg

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Une pétition puis un débat public suggéraient de rendre le contrôle technique moins exigeant. Une possibilité qui n'a pas été retenue par le gouvernement.
© AFP

Le débat à la Chambre des députés n'y aura rien changé: le gouvernement n'a pas tenu compte des arguments proposés pour rendre le contrôle technique moins contraignant au Luxembourg.

Les signataires s'étaient déclaré en faveur d'un assouplissement sur la fréquence du contrôle, en le rendant obligatoire tous les deux ans après la 6e année, contre tous les ans aujourd'hui. Un rythme  proposé similaire à celui d'autres pays européens: un premier contrôle après quatre ans, puis tous les deux ans.

La pétition avait dépassé le quota des 4.500 signatures, permettant un débat public ce mercredi. Pour solidifier ses chances de convaincre, le pétitionnaire Marc Detail était même prêt à accepter que le prix du contrôle technique augmente. Son argument: "globalement les fabricants construisent mieux les voitures qu'il y a 20 ou même 30 ans". Son propos mentionnait aussi une plus grande facilité pour obtenir un rendez-vous en centre de contrôle.

François Bausch a bien entendu ces arguments, tout en rappelant la réforme d'il y a une demi-douzaine d'années et la libéralisation du contrôle technique. Depuis cette réforme, les voitures doivent passer au contrôle technique quatre ans après la première mise en circulation. Le deuxième contrôle se fait deux ans après et ensuite tous les ans. Un rythme qu'il souhaite conserver: "... Sécurité, environnement et aussi la confiance du client par rapport à ce qu'il achète lors d'une revente. C'est pour ces raisons que je trouve important que nous maintenions les annualités que nous avons aujourd'hui. Nous ne sommes, de loin, pas les plus sévères. Il y a d'autres pays qui sont beaucoup plus stricts que nous. Nous avons trouvé ici un juste milieu, qui correspond à celui des critères pour lesquels nous le faisons."

Les statistiques montrent la nécessité des contrôles, selon le ministre. À partir de la sixième année, le nombre de défauts détectés ainsi que le quota de voitures recalées augmentent. Ce qui explique sûrement pourquoi les résidents du Luxembourg gardent, en moyenne, leur voiture neuve pendant sept ans.

Les Commissions parlementaires de la Mobilité et des Pétitions ont tout de même décidé de rester ouvertes à ces propositions. Un compromis a finalement été retenu: ajouter un intervalle de deux ans supplémentaires avant de passer à un contrôle annuel. Ce qui repousserait le contrôle technique annuel à la 8e année du véhicule. Cette proposition sera toutefois évoquée avec la Sécurité routière avant une éventuelle entrée en vigueur.

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